Huile végétale : la revanche des oméga-6...

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 10/03/2015 - 08h58
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Ces dernières années, les acides gras oméga-3 ont été portés aux nues, au détriment des acides gras oméga-6 diabolisés dans la santé cardiovasculaire. Pourtant, ceux-ci ne sont pas mauvais pour la santé...

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Les oméga-6 ne sont pas si mauvais

De nombreuses études suggèrent que les acides gras oméga-6 exercent des effets protecteurs sur les maladies cardiovasculaires chez certaines populations. Les principaux acides gras oméga-6 présents dans l'alimentation sont l'acide alpha-linoléique, provenant principalement de la majorité des huiles végétales, et l'acide arachidonique, provenant principalement de la viande, des œufs et du poisson.
Le métabolisme des oméga-6 est fortement lié à la production de messagers pro-inflammatoires, de médiateurs de la constriction des vaisseaux ou de la formation de caillots sanguins, des facteurs délétères pour la bonne santé des artères. Toutefois, les données disponibles ne montrent pour l'instant aucune augmentation du risque cardiaque chez les personnes dont le sang contient beaucoup d'oméga-6.

Facteurs de risque et marqueurs du risque cardiovasculaire

Le fait que l'acide linoléique fasse baisser le mauvais cholestérol LDL est aujourd'hui bien établi. Ses effets sur d'autres marqueurs ou facteurs de risque tels que la pression artérielle, la résistance à l'insuline, ou la réduction du risque de diabète, restent plus controversés. La plupart des études ont pu mettre en évidence que les concentrations d'acide linoléique dans le tissu adipeux, ainsi que des apports élevés en acide linoléique, seraient associés à une diminution modeste des évènements cardiovasculaires, mais pas des attaques cardiaques.
Les études d'intervention, quant à elles, ont montré que le remplacement d'acides gras saturés (les "mauvaises graisses", abondantes dans les graisses d'origine animale) par des oméga-6 réduit le risque cardiovasculaire. Ce bénéfice semble être atteint avec des apports d'oméga-6 de l'ordre de 10 à 21 % de l'apport calorique total, et ce sans effet indésirable. Soit, au-delà de ce qui est aujourd'hui recommandé.

Initialement publié par Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste le 23/02/2009 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 10/03/2015 - 08h58

Harris WS,. Circulation. Janvier 2009. Khandelwal, S. et al., J Preventive Cardiol. 2013 Feb;2(3):325-336.

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