Maladies cardiovasculaires : des chiffres qui parlent !

Publié par Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste le 31/05/2005 - 00h00
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En Europe, un décès sur deux est attribuable aux maladies coronaires. Des statistiques qui pourraient baisser spectaculairement si l'on était aujourd'hui plus conscient de la possibilité de modifier facilement certains facteurs de risque. Quelques chiffres valent mieux qu'un long discours.

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La majorité des facteurs de risque des maladies coronaires sont bien identifiés. A titre d'exemple, on estime aujourd'hui que près de 30 % du nombre total de décès liés aux maladies coronaires sont simplement associés à une mauvaise alimentation. Si cette situation pouvait changer, rien qu'en Europe, ce sont quelques 60.000 décès qui pourraient être évités chaque année dans la seule tranche d'âge des 35 à 64 ans ! De quoi faire réfléchir…

Pas d'âge pour commencer

L'athérosclérose - l'épaississement et la perte d'élasticité des parois internes des artères, notamment dus au dépôt de cholestérol - est un processus évolutif qui démarre très tôt dans la vie. En effet, les premières lésions et plaques se manifestent déjà à partir de l'âge de 2 ans dans l'aorte et les artères coronaires… D'où l'importance d'instaurer le plus tôt possible une alimentation équilibrée et une activité physique suffisante chez les enfants. Un premier challenge est certainement celui de la consommation insuffisante de fruits et légumes chez les plus jeunes, qui, selon un rapport de l'OMS en 2004, constitue le troisième facteur de risque en importance dans les maladies coronaires, après l'excès de cholestérol et l'hypertension. De même, un taux de cholestérol normal au plus jeune âge, pourrait augmenter l'espérance de vie d'environ 4 à 9 ans ! On a l'âge de ses artères, dit l'adage…

Les petits efforts largement récompensés

L'impact de l'alimentation sur la santé du cŒur et des artères se mesure très rapidement. Ainsi, le simple fait de réduire la consommation de graisses saturées (principalement, d'origine animale) au profit des graisses insaturées (d'origine végétale) réduit de 15 % en moyenne le taux de cholestérol et de 25 à 44 % le risque de développer une maladie coronaire. Cet effet aurait, notamment, une influence appréciable sur la progression de l'athérosclérose, en limitant la croissance des lésions et le rétrécissement des vaisseaux. L'adoption d'une alimentation de type méditerranéen (plus de fruits et légumes, de poisson, etc.) et d'un mode de vie plus sain a aussi démontré dans plusieurs travaux une diminution de plus de 50 % de la mortalité toute cause et de la mortalité cardiovasculaire. Chaque diminution du taux de cholestérol de 10 % et de la tension artérielle systolique de 5 mmHG suffit à abaisser le risque de maladies coronaires de l'ordre de 10 à 20 %. Des chiffres qui laissent songeurs, tant ils sont faciles à obtenir…

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Publié par Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste le 31/05/2005 - 00h00 Unilever Health Institute Symposium, " Healthy for longer ", 20-21 avril 2005, Vlaardingen, Pays-Bas.
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