Alcoolisation régulière associée au binge drinking : cocktail explosif pour le foie

Publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 04/01/2016 - 16h10
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Une étude américaine menée chez des souris montre que cumuler une consommation régulière d’alcool avec le binge drinking (consommation massive d’alcool en un minimum de temps) potentialise les effets dévastateurs de l’alcool sur le foie.

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Binge drinking et alcool régulier, une combinaison dévastatrice pour le foie

Des souris ont été soumises pendant 4 semaines à trois types de consommation alcoolisée : un apport quotidien d’alcool, des apports massifs réguliers mimant le binge drinking ou les deux modes de consommation. L’analyse du foie des animaux montre que par rapport à des souris n’ayant pas ingurgité d’alcool, le binge drinking seul ou la consommation régulière seule entraine des lésions hépatiques mais modérées. En revanche, l’association des deux modes d’alcoolisation (régulier et massif mais ponctuellement) multiplie par treize les dégâts sur le foie : cette combinaison aboutit à une quantité importante de dépôts graisseux dans le foie. Selon les chercheurs, c’est comme si le foie perdait la capacité de se défendre. Autrement dit, les effets sur le métabolisme hépatique sont durables, avec des lésions chroniques.

Les autres organes sont touchés précisent les auteurs de cette étude, car eux aussi sont physiologiquement affectés par la quantité d’alcool.

Se souler ou boire régulièrement, faut-il choisir ?

Les deux sont mauvais pour la santé et le pire est de les associer. À la veille du réveillon du nouvel an, on ne saurait que recommander l’extrême modération.

Nos conseils : ne pas mélanger les alcools, mais choisir dès le début de la soirée l’unique type d’alcool que l’on s’autorise (champagne ou vin par exemple). Bien entendu, limiter la quantité et boire un verre d’eau entre chaque verre d’alcool. Jamais d’alcool pour les enfants, même une gorgée pour goûter. Enfin, pas une goutte si l’on doit conduire. Donc prévoir à l’avance la façon de rentrer chez soi si l’on décide de boire un peu, désigner le conducteur qui restera sobre ou bien dormir sur place ou réserver une chambre d’hôtel.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 04/01/2016 - 16h10

Shivendra D. Shukla et coll., Biomolecules 2015, 5(4), 3280-3294; doi:10.3390/biom5043280.

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