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L'ultra-endurance est-elle bonne pour la santé ?

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 28/11/2014 - 12h20
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L'engouement pour les épreuves dites d'ultra-endurance pose problème aux médecins du sport.

Est-il sans danger de courir pendant des heures et des heures, sur des dizaines voire des centaines de kilomètres ?

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Des courses à pied sur de très grandes distances

Le phénomène du jogging qui déferla sur nos sociétés au début des années 80 a laissé la place aujourd'hui à d'autres déclinaisons de cette passion pour la course à pied, notamment les courses dites d'ultra-endurance. Elles désignent toutes les épreuves qui se déroulent sur des distances supérieures au marathon (qui, rappelons-le, implique déjà de courir 42,195 km). Chaque week-end, des milliers de coureurs s'engagent ainsi sur des périples interminables, dans des environnements souvent hostiles (la montagne et même la haute montagne sont souvent choisies).

Est-ce sans danger ? Nous manquons d'études épidémiologiques sur le sujet. Mais ceux qui s'y sont essayés vous le confirmeront à l'unisson : l'ultra-endurance exige d'être ultra bien entraîné pour éviter notamment les dommages au niveau musculaire.

Un entraînement adapté est nécessaire pour l'ultra-endurance

On sait en effet que les longues distances, surtout avec des courses répétées en descente, entraîne une "casse" importante au niveau des fibres musculaires. On peut y échapper mais cela implique un entraînement adapté qui comprend évidemment des longues sorties à faible allure sur des terrains accidentés.

Il faut bien comprendre une chose : un bon coureur sur piste ou même sur route ne fera pas forcément un bon ultra-marathonien. Il faut progresser petit à petit pour laisser au corps le temps de s'adapter à ces nouvelles contraintes. Les articulations aussi souffrent beaucoup. Et pas question de traîner une petite douleur avec soi comme on peut éventuellement se le permettre sur des distances plus courtes. Compte tenu de la durée des efforts, la souffrance empirera inévitablement et forcera le coureur soit à l'abandon, soit à la prise de médicaments anti-douleurs qui est, de l'avis unanime des spécialistes, le plus sûr moyen de se "flinguer" complètement avec des séquelles parfois définitives.

Initialement publié par Gilles Goetghebuer le 20/04/2009 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 28/11/2014 - 12h20

Wüthrich, TU et al., Med Sci Sports Exerc. 2014 Jul 16. [Epub ahead of print]

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