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Thérapie non hormonale contre l'ostéoporose

Publié par C. De Kock, journaliste santé le 14/10/2003 - 00h00
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En Belgique, les substituts hormonaux ne pourront peut-être bientôt plus être prescrits pour diminuer les symptômes de la ménopause et/ou prévenir l'ostéoporose. D'autres thérapies existent.

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La substitution hormonale sous forme d'oestrogènes est une thérapie administrée aux femmes à l'âge de la ménopause afin de faciliter la période de transition. Les oestrogènes ont encore d'autres effets non négligeables : ils interviennent dans le traitement de l'ostéoporose (décalcification des os), une maladie dont soufrent plus de 600.000 Belges. Un chiffre qui risque de s'accroître en raison du vieillissement de la population, mais aussi des modifications des habitudes alimentaires (moins de lait, plus de soft drinks). Pourtant, les autorités médicales belges collaborent actuellement avec d'autres pays de l'Union européenne dans le but de modifier les indications et les notices des médicaments en question. Plusieurs études récentes montrent en effet que cette thérapie hormonale augmente le risque de cancer du sein, comme l'a annoncé le cabinet du ministre de la Santé Rudy Demotte.

Une affection méconnue

La décalcification des os est un processus naturel lié au vieillissement. Jusqu'à l'âge de 30 - 35 ans, nous produisons plus d'ossature que nous n'en usons. Entre 35 et 50 ans, l'apport et l'usure de notre squelette sont plus ou moins équilibrés. Après 50 ans, l'usure est plus importante que la calcification des os. L'ostéoporose est une affection qui touche particulièrement les femmes ménopausées puisque chez elle, l'apport d'oestrogènes est réduit, voire stoppé. L'ostéoporose est une maladie qui progresse en silence pendant plusieurs années avant de se déclarer par l'intermédiaire d'une fracture de la hanche, du poignet ou d'une vertèbre. Son diagnostic est, dès lors, souvent posé tardivement.

Traitement non hormonal

Il existe actuellement des traitements qui ne sont pas basés sur la substitution hormonale. Les bisphosphonates et les calcitonines, par exemple, ont prouvé qu'ils pouvaient augmenter de manière significative la densité osseuse des vertèbres, poignets et hanches, afin de diminuer rapidement et sensiblement le risque de fracture. A noter qu'une alimentation saine et riche en calcium et en vitamines D ainsi que l'exercice physique sont des auxiliaires précieux pour combattre l'ostéoporose.

Publié par C. De Kock, journaliste santé le 14/10/2003 - 00h00 Communiqué de presse Merck & Co, août 2003.
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