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Soja : encore de nouveaux arguments santé

Publié par Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste le 20/09/2005 - 00h00
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Une étude démontre le lien entre le soja et une baisse de la tension artérielle et des données prometteuses indiquent qu'un mode de vie et une alimentation adaptés, avec un soupcon de soja, peuvent enrayer la progression du cancer de la prostate. Cette petite graine jaune n'a décidément pas fini de nous étonner…

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Une tension artérielle élevée augmente le risque de maladies cardiovasculaires : un Belge sur dix est concerné. L'effet du soja sur la tension artérielle a été étudié dans le cadre d'une étude menée sur 302 Chinois adultes ayant une tension artérielle normale haute ou une légère hypertension. Pendant 12 semaines, ils ont ingéré soit 40 g de protéines de soja en biscuits, soit un placebo (des biscuits sans soja).

Chute de tension

A l'issue des 12 semaines, la tension systolique et diastolique (soit les deux valeurs mesurées par le tensiomètre) du " groupe soja " avait considérablement diminué. Cette diminution était également beaucoup plus importante pour les personnes souffrant d'hypertension que pour les personnes ayant une tension normale haute.Cette étude confirme que la consommation de protéines de soja peut faire baisser la tension artérielle, un effet déjà suspecté au travers d'autres travaux antérieurs. Cependant, des compléments d'information sont aujourd'hui nécessaires pour vérifier cet effet et clarifier le mécanisme de fonctionnement. Mais l'action positive du soja sur le cŒur (il est déjà établi que les protéines de soja abaissent le cholestérol) se confirme donc.

Une thérapie alternative pour le cancer de la prostate ?

Une seconde étude apporte également un peu d'espoir aux hommes confrontés à une tumeur de la prostate (pour rappel, c'est la forme la plus fréquente de cancer chez l'homme).. Tous les hommes (93 au total) qui ont participé à cette étude souffraient d'un cancer de la prostate (confirmé par une biopsie) et ont choisi de ne pas suivre une thérapie conventionnelle (rayons, chirurgie, thérapie médicamenteuse). Ils ont été répartis en deux groupes : un modifiant drastiquement son mode de vie (avec de l'activité physique modérée 6 fois par semaine) et son alimentation (qui devait devenir végétarienne, avec une portion journalière de soja et d'huile de poisson, ainsi que des compléments vitaminiques) et un groupe contrôle, auquel cela n'a pas été demandé.

Publié par Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste le 20/09/2005 - 00h00 Annals of Internal Medicine, 2005, July 5; 143(1), pages 1-9. The Journal of Urology, 2005, Septembre, Vol. 174, pages 1065-1070.
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