Se faire obéir, c'est du boulot!

Publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 04/03/2008 - 00h00
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Des enfants qui n'obéissent pas, c'est un cauchemar pour les parents, mais aussi souvent pour ceux qui les entourent. Et même pour les enfants, le fait de ne pas avoir de limites est angoissant. Il est donc important, pour les parents, d'apprendre à se faire obéir.

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La crise de rage dans un grand magasin, le refus de faire ses devoirs soir après soir, les impolitesses en public… Tout le monde a beau comprendre la nécessité de laisser les enfants s'exprimer, certains abus sont inacceptables. Comment faire pour que les enfants comprennent qu'il faut obéir - et le fassent? Ce n'est pas si simple dans notre société, qui valorise très fort le plaisir et la liberté. C'est d'autant plus difficile pour les nombreux couples parentaux qui se séparent, et où la solidarité n'est donc pas évidente. Mais cela reste possible… C'est ce que Stéphane Clerget, pédopsychiatre et auteur de nombreux livres, rappelle dans son ouvrage "Parents, osez vous faire obéir", écrit en commun avec Bernadette Costa-Prades.

Expliquer pour se faire obéir

Pour se faire obéir, il est important de faire comprendre à ses enfants pourquoi ils doivent se plier à nos demandes: nous sommes les parents, ils sont encore petits, nous sommes responsables d'eux devant la loi jusqu'à leurs 18 ans, et il est donc normal que nous prenions les décisions. Point. Pour Stéphane Clerget, le fait de dire clairement que l'autorité des parents va jusqu'à 18 ans est rassurant pour les enfants, qui autrement s'imaginent devoir rester sous un pouvoir pendant la vie entière. Il ne faut cependant pas justifier chaque instruction: cela laisse la porte ouverte à la négociation alors que le principe de l'obéissance est de faire ce que disent les parents… Simplement parce que les parents le disent.

Savoir punir

Quand?
-Quand les enfants ont désobéi alors qu'ils avaient compris les instructions et qu'elles étaient applicables
-Quand on est sûr que ce n'est pas un coup de colère ou un énervement passager (donc pas forcément tout de suite après l'événement)

Comment?
-De manière individuelle: dans une fratrie, on ne punit en commun que si la bêtise a été commise en commun.
-Pas par la violence: c'est toujours la pire des manières de se faire comprendre.
-Une bonne fois pour toutes: une fois la punition effectuée, on peut faire table rase du passé. La rancune est toujours mauvaise conseillère

Publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 04/03/2008 - 00h00 "Parents, osez vous faire obéir", Stéphane Clerget, éd. Albin Michel
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