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Quelles précautions prendre en montagne ?

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 23/01/2014 - 15h00
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Les sports d'hiver procurent de réels bienfaits.

Pour apprivoiser la montagne, il faudra néanmoins faire preuve de prudence !



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Aux origines de l'hypoxie

En altitude, notre organisme est confronté à une chute de la pression partielle de l'oxygène.

Comme les besoins de nos muscles sont les mêmes qu'au niveau de la mer, nous risquons de subir une "hypoxie" plus ou moins sévère, c'est-à-dire un manque d'oxygène.

Deux mécanismes compensateurs se mettent alors en place : la respiration s'accélère et le coeur bat plus vite.

Certains le supportent très bien, d'autres passent par des phases de nausées, de température, de migraines et d'insomnies. Cela dépend des personnes. C'est aussi une question d'habitude.

Ceux qui partent rarement en montagne, devraient donc choisir un lieu de villégiature en dessous de 1.500 mètres, tandis que les habitués pourront viser plus haut.

En général, après quelques jours, ces malaises disparaissent et l'organisme pallie le déficit en oxygène en changeant simplement la composition de son sang. Sous l'influence d'une hormone, la fameuse érythropoïétine, initiales EPO, notre corps lance la fabrication de nouveaux globules rouges pour pallier le déficit d'oxygénation.

Ce qu'il ne faut pas faire en montagne

Certaines personnes devront néanmoins faire preuve de prudence, notamment les asthmatiques.

Le système bronchique s'avère parfois incapable de réchauffer et d'humidifier l'air froid et sec qui caractérise la haute altitude. Ajoutez-y les efforts d'une journée de ski. Cela suffit parfois à provoquer une fermeture réactionnelle des bronches tout à fait semblable à une crise d'asthme.

Aussi s'efforcera-t-on de se protéger le cou en portant des cols roulés et des écharpes et, plus surprenant, à adopter une respiration par le nez plutôt que par la bouche. En effet, les poils qui tapissent les conduits nasaux permettent de réchauffer l'air froid avant qu'il n'arrive aux poumons.

Lors du retour à la station, d'autres précautions sont nécessaires pour faire face au changement brutal de température.

  • Veillez à humidifier l'atmosphère de votre habitation pendant la journée grâce à des humidificateurs ou en faisant sécher des chaussettes sur les radiateurs.
    La nuit, on coupera le chauffage en se blottissant sous les couverture.
    En effet, en montagne, nous sommes sans cesse exposés au froid du dehors et à l'air sec surchauffé des habitations.
    Tout cela est susceptible de provoquer angines, trachéites, bronchites et autres affections qui se transmettent facilement, et sont favorisées la nuit si les radiateurs continuent de fonctionner, produisant un air sec et chaud qui irrite la muqueuse du nez et lui retire ses moyens de défense naturelle.
  • Enfin, méfiez-vous des rayons du soleil, multipliés par l'infinité des surfaces réfléchissantes.
    Pensez à protéger les parties exposées du corps avec des crèmes solaires de haute protection et portez toujours vos lunettes.
    Vous éviterez ainsi la redoutable ophtalmie des neiges (uvéite), dont les symptômes sont comparables à la présence de dizaines de petits grains de sable sous la paupière.

Ces quelques mesures de prudence vous aideront à passer des journées vivifiantes de sport et de plein air, plutôt que de jouer à d'interminables parties des 7 familles dans la torpeur du chalet… ou à relire inlassablement les histoires de Heidi !

Initialement publié par Gilles Goetghebuer, journaliste santé le 09/03/2004 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 23/01/2014 - 15h00
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