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Quand le sang coule

Publié par Gilles Goetghebuer, journaliste santé le 25/05/2004 - 00h00
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Le sport est parfois le théâtre d'hémorragies plus ou moins importantes. Que faire?

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Autrefois, il arrivait qu'un sportif victime d'une hémorragie superficielle poursuive la compétition. Les amateurs de rugby se souviendront peut-être de ces images de Jean-Pierre Rive en sang dans le Tournoi des 5 Nations. C'était avant l'épidémie de SIDA. Aujourd'hui, les règlements de la plupart des sports d'équipe sont clairs: tout joueur qui saigne doit obligatoirement se faire soigner hors du terrain. Il pourra éventuellement reprendre part au jeu, mais seulement après que la plaie ait été recouverte, voire éventuellement recousue.

Ames sensibles s'abstenir

Lorsqu'on constate un saignement, il faut agir avec maîtrise et surtout ne pas paniquer. Le sang possède cette particularité de se répandre partout et d'imprégner les tissus avec une facilité déconcertante. Des lésions parfois bénignes acquièrent ainsi un caractère de gravité tout à fait exagéré. Des habits maculés de sang ne signifient pas forcément grand-chose. En revanche, il faut apprendre à bien identifier la lésion. Sur les terrains de sport, on a généralement affaire à des hémorragies veineuses. Certaines zones, comme le cuir chevelu, la pulpe des doigts, le nez, sont très vascularisées. A l'effort, le phénomène de vasodilatation périphérique amplifie encore l'effusion. Mais ces plaies sont généralement superficielles. Il suffit de compresser la blessure en appliquant de la glace, de l'eau froide, des produits hémostatiques, parfois des points de suture.

Etat d'urgence

La situation se complique en cas de saignement d'origine artérielle. Ceux-ci sont beaucoup plus rares mais ils sont susceptibles de se produire en cas de gros traumatismes au niveau de l'aine (artère fémorale) ou à l'arcade sourcilière (artère temporale). Le sang gicle au rythme des contractions du cŒur, ce qui doit être considéré comme une situation extrêmement sérieuse! On tentera alors de freiner l'hémorragie en écrasant la zone avec le poing et surtout on organisera le transport du blessé à l'hôpital pour qu'il puisse y être opéré d'urgence.

Publié par Gilles Goetghebuer, journaliste santé le 25/05/2004 - 00h00
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