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Opération et surtout prévention pour sauver de l'obésité morbide

Publié par C. De Kock, journaliste santé le 03/05/2005 - 00h00
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Le traitement chirurgical de l'obésité sauve-t-il la vie des patients? Il est encore trop tôt pour le dire. Toutefois, une étude suédoise montre que, dix ans après leur opération, les patients obèses ayant subi une intervention chirurgicale destinée à les aider à perdre du poids se portent bien.

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Intervention chirurgicale contre traitement traditionnel

Des chercheurs suédois ont comparé plusieurs milliers de patients obèses morbides dont une partie avait subi une intervention chirurgicale et l'autre avait suivi un traitement traditionnel, pour juguler leur obésité. Deux ans après l'opération, les patients du premier groupe avaient perdu 23,4 % de leur poids initial contre un léger gain de poids pour le groupe de contrôle. Dix ans plus tard, les patients opérés pesaient toujours 16 % de moins qu'avant l'intervention, contre un gain de poids de 1,6 % pour les autres. Si la chirurgie n'a eu aucun effet sur le taux de cholestérol, les patients opérés ont présenté moins de problèmes d'hypertension et un risque moindre de maladies cardiaques que les patients non opérés. La chirurgie a également éloigné le risque de diabète et même augmenté les chances de guérison. Les patients opérés se sont aussi montrés plus actifs physiquement que les autres.

Mieux vaut prévenir que guérir

Le bilan de la chirurgie est positif puisque sur une période de dix ans, ce sont les patients opérés qui ont perdu le plus de poids, font le plus d'exercice physique et mangent moins. Il ne faut toutefois pas oublier que la chirurgie comporte aussi des risques: décès au cours de l'intervention (0,25 % dans l'étude suédoise), infections post-opératoires, hémorragies, ulcères, problèmes nutritionnels, occlusions intestinales.

Si la chirurgie est actuellement la meilleure approche pour "sauver" les patients souffrant d'obésité morbide et inverser ou prévenir le développement des maladies associées à l'obésité, il vaudrait toutefois mieux ne pas devoir en arriver là et tabler sur la prévention.

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Publié par C. De Kock, journaliste santé le 03/05/2005 - 00h00 Sjöström L., The New England Journal of Medicine, Dec. 23, 2004; vol 351: pp 2683-2696.
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