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Oméga-3 et santé mentale: les raisons de garder la tête sur les épaules

Publié par Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste le 29/04/2008 - 00h00
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Difficile de ne pas avoir entendu parler des oméga-3. Mais si le nom est évocateur, les effets sur la santé sont souvent moins concrets à discerner. Si on sait que c'est bon pour le cŒur, on ignore généralement que c'est aussi bon pour le cerveau. Le point sur les dernières avancées dans le domaine.

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Acides gras essentiels à l'organisme, les oméga-3 sont assez peu présents dans la nature. Abondants dans certaines huiles végétales (noix, soja, colza, lin, chanvre…), ils foisonnent aussi dans les poissons gras et, dans une moindre mesure, dans les produits de la mer en général et les aliments enrichis. Ces sources alimentaires ne sont pas ancrées dans les habitudes des Belges. Or, des apports sont indispensables chaque jour pour couvrir les besoins.

Pour des nerfs solides

On connaît depuis longtemps la richesse particulière du tissu nerveux (cerveau, rétine) en oméga-3, particulièrement ceux présents dans le poisson (l'EPA et surtout, le DHA). Et les recherches des 20 dernières années ont établi qu'un apport en cet acide gras pendant la grossesse et l'allaitement est nécessaire à la formation du tissu nerveux du fŒtus et au développement des fonctions visuelles et cognitives de l'enfant.
Plus récemment, d'autres travaux ont mis en évidence l'implication des oméga-3 dans la santé mentale au sens large. Ceux-ci étaient basés au départ sur l'observation que des patients atteints de maladie d'Alzheimer, ou de maladies psychiatriques diverses (dépression, schizophrénie, hyperactivité, déficit d'attention et autisme), avaient souvent des teneurs sanguines plus faibles en EPA et/ou en DHA que des sujets témoins.

Moins de dépression avec les oméga-3

Dans le cas de la dépression, de simples données comparatives donnent déjà un apercu de l'impact potentiel des oméga-3. Sa prévalence est moindre dans les pays à forte consommation de poisson, principale source d'oméga-3 dits à longue chaîne (pays asiatiques, Chili, Islande) que dans les autres pays.
L'analyse d'études de population menées dans différents pays, grands consommateurs de poissons ou non, est également explicite. Ainsi, il ressort une association significative entre une consommation élevée d'oméga-3 à longue chaîne ou de poisson, et une fréquence moindre de dépression ou de tentatives de suicide.
Globalement, ces études suggèrent un effet préventif possible des oméga-3 à longue chaîne vis-à-vis de la dépression et des tendances suicidaires. Il semble aussi qu'ils puissent améliorer les symptômes de patients dépressifs, en complémentarité d'un traitement antidépresseur, voir sans traitement.

Publié par Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste le 29/04/2008 - 00h00
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