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Une nouvelle vision du monde pour plus d'optimisme

Publié par Dr Catherine Solano le 26/01/2009 - 00h00
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"La permanence du bonheur", c'est l'expression qu'utilise Martin Seligman (1) pour qualifier une qualité essentielle à ses yeux, celle d'avoir confiance en l'avenir. Ce psychiatre américain travaille depuis des années sur la psychologie positive, ou l'art d'être heureux...

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L'art d'être optimiste


Son constat est que les personnes réussissant le mieux leur vie sont aussi les plus optimistes. L'optimisme est constitué de plusieurs facettes très différentes dont l'une d'entre elles est la manière d'appréhender le monde.

Certaines personnes, très optimistes, pensent que le monde est bon pour elles. Ainsi, quand elles rencontrent une difficulté, elles pensent intimement que cette difficulté est passagère.
Fanny voit ainsi un enseignant se mettre en colère envers elle. Et elle pense "il a l'air de mauvaise humeur aujourd'hui, il a peut-être appris une mauvaise nouvelle…". Maud, dans la même situation, pense différemment: "les enseignants sont tous dominateurs, forcément, ils ont le pouvoir, alors, ils en profitent".
Vous percevez immédiatement que leur vision du monde est différente.

Changer son regard sur le monde...


Quel est l'intérêt de remarquer ces différences de réactions aux événements de la vie? C'est que ces pensées faconnent notre humeur et notre énergie à aller vers nos buts, à réaliser nos rêves. Ainsi, plus vous êtes optimiste sur la vie, plus vous avez d'énergie, de plaisir… et de réussite.

Or, il est possible de modifier une facon de penser négative. Non pas d'un seul coup de baguette magique, mais en repérant à l'intérieur de vous-même les réactions négatives généralisantes.
Peu d'entre nous sont totalement pessimistes ou totalement optimistes. Vous pouvez être très optimiste au travail et pessimiste avec vos enfants, ou l'inverse…
Alors, commencez par repérer dans quel domaine vous êtes le plus pessimiste. Observez vos réactions intérieures devant un obstacle, un problème. Si vous généralisez, si vous imaginez que la difficulté va durer toujours, vous pouvez améliorer votre dialogue intérieur et le rendre stimulant au lieu de vous laisser engluer par du pessimisme.
Ainsi, lorsque, devant un petit problème, vous généralisez, cherchez à changer de registre, trouvez une pensée qui soit réaliste et cantonne ce problème à ce qu'il est.
Si votre équipe de sport perd, au lieu de penser "on n'est vraiment pas bons", dites-vous "aujourd'hui, nous n'étions pas assez en forme", ou bien, "nous n'avons pas assez travaillé telle stratégie"…

Progressivement, vous pouvez parvenir à améliorer votre optimisme. Au début, c'est un travail de fourmi, mais vous en ressentez rapidement les bienfaits. Et de plus, votre entourage en profite aussi. Car si le pessimisme peut se révéler contagieux, l'optimisme aussi. Vous pouvez ainsi encourager votre entourage à laisser tomber les généralisations négatives et faire des émules pour que de plus en plus de personnes autour de vous soient aussi optimistes…

(1): à lire, un livre de Martin Seligman: "La force de l'optimisme" chez Interéditions.

Publié par Dr Catherine Solano le 26/01/2009 - 00h00
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