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Mieux contrôler son diabète de type 2

Publié par C. De Kock, journaliste santé le 02/05/2006 - 00h00
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Une vaste enquête internationale confirme que, malgré la disponibilité de traitements efficaces contre le diabète, beaucoup de malades ne parviennent pas à atteindre les niveaux optimaux de contrôle.

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L'enquête "Optimizing Control in Diabetes" (OPTIMIZE), une étude internationale incluant près de 1.500 personnes dans sept pays (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Espagne, Mexique et Brésil), a révélé qu'un nombre important de personnes diabétiques n'arrivent pas à atteindre les niveaux cibles recommandés par des organisations comme l'International Diabetes Federation (IDF). De plus, elle montre que les personnes atteintes d'un diabète de type 2 n'acceptent pas facilement d'utiliser ou d'intensifier un traitement à base d'insuline pour contrôler leur glycémie. Cette réticence serait due à son mode d'administration et surtout aux injections.

La quatrième cause de mortalité dans le monde

55 % des personnes prenant de l'insuline, le traitement par excellence pour contrôler la glycémie, n'atteignent pas leurs taux de glycémie cibles. 69 % des personnes suivant des traitements par voie orale ne parviennent pas à un contrôle optimal. Des chiffres préoccupants quand on sait qu'une glycémie mal contrôlée entraîne des risques accrus de complications. Le diabète est en effet la cause la plus fréquente de cécité, d'amputations, d'insuffisance rénale, d'attaques cardiaques ainsi que de dommages neurologiques, et la quatrième cause de mortalité dans le monde. Les traitements de ces complications représentent la plus grande partie des dépenses financières associées au diabète.

Un autre mode d'administration de l'insuline

Le diabète de type 2 est une maladie évolutive due au fait que le corps ne produit plus ou pas assez d'insuline. La plupart des diabétiques finissent par avoir besoin d'insuline pour contrôler leurs niveaux de glycémie. L'enquête OPTIMIZE révèle que, parmi les personnes traitées avec les pilules utilisées habituellement et/ou par régime et exercices, près de la moitié ne veulent pas prendre de l'insuline même si un médecin leur recommande ce traitement. Et 13 % de ces personnes disent en avoir peur. Ces réactions se retrouvent dans tous les pays ayant participé à l'enquête, indépendamment de la disponibilité ou non des seringues et des stylos. Une majorité de personnes diabétiques souhaitent que soit mis au point un mode d'administration de l'insuline autre que l'injection. Cette opinion est celle de 79 % des personnes qui prennent déjà de l'insuline (85 % des personnes qui se font des piqûres d'insuline et plus de 75 % des personnes utilisant un stylo à insuline) et de 80 % des personnes traitées par voie orale.Le diabète a déjà atteint des niveaux sans précédent. D'ailleurs, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) prédit qu'au cours des 25 prochaines années, le nombre de diabétiques va plus que doubler et atteindre 366 millions de personnes.

Publié par C. De Kock, journaliste santé le 02/05/2006 - 00h00 "Les personnes atteintes d'un diabète de type 2 mettent peut-être leur santé en péril malgré la disponibilité de traitements efficaces", Enquête OPTIMIZE, Pfizer, avril 2006.
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