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La malaria tue un enfant toutes les 30 secondes

Publié par Pieter Segaert, journaliste santé le 13/05/2008 - 00h00
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Avec la première journée mondiale de la Malaria, qui s'est tenue le 25 avril dernier, les Nations Unies ont souhaité attirer l'attention du monde entier sur la malaria (paludisme). Selon l'Unicef, toutes les trente secondes un enfant meurt de la malaria en Afrique. Pourtant, la malaria peut se combattre avec une simple moustiquaire et quelques médicaments.

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Une des plus importantes causes de mortalité en Afrique

Depuis 2001, les Etats africains organisent une Journée africaine de la malaria le 25 avril. L'année passée, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a décidé d'étendre l'action au monde entier. Selon l'OMS, le paludisme ou malaria reste encore trop souvent une affection méconnue.
Près de 40% de la population mondiale risque de contracter la malaria. 500 millions de personnes sont contaminées chaque année. Un million d'entre elles ne survivront pas.
C'est surtout l'Afrique qui est touchée. La malaria y est actuellement l'une des plus importantes causes de mortalité. Un enfant africain décédé sur cinq a succombé à la malaria. Les Africains souffrent entre 1,6 et 5,4 fois par an d'une crise de malaria. Les femmes enceintes sont tout particulièrement à risque: naissance prématurée, décès du foetus, anémie maternelle et faible poids à la naissance. Selon l'OMS, la malaria a aussi un grand impact économique. Elle serait responsable dans certains pays d'une perte annuelle de 1,3% de la croissance économique. Les malades sont pris dans une spirale de la pauvreté parce qu'ils ne peuvent plus payer les médicaments. Les enfants et les adultes ne se rendent plus à l'école ou au travail.

Fièvre, maux de tête et nausées

Jusqu'au 20e siècle, la maladie sévissait aussi dans les régions septentrionales plus froides. On a d'abord cru que la malaria était transmise par l'air vicié des régions marécageuses. D'où le nom " mal - aria ", qui signifie littéralement " mauvais air " en italien.
La malaria est toutefois transmise par la piqûre des moustiques anophèles infectés par le parasite " plasmodium ". Ce dernier se niche après la piqûre dans le foie de la personne et s'y attaque aux cellules sanguines rouges. Les cellules sanguines rouges mortes bloquent dans le cas du type de malaria le plus courant la circulation sanguine vers les organes importants. Parmi les symptômes, les typiques accès de fièvre, maux de tête et nausées, persistent pendant une bonne dizaine de jours après la piqûre de moustique.
La malaria peut être prévenue de facon relativement simple. Une moustiquaire en constitue la plus importante mesure de prévention. Un insecticide est aussi efficace pour exterminer les moustiques. En Europe et en Amérique du Nord, on combat les moustiques avec succès en asséchant notamment les eaux stagnantes peu profondes.

Publié par Pieter Segaert, journaliste santé le 13/05/2008 - 00h00 www.who.int
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