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Des gauchers très adroits!

Publié par Gilles Goetghebuer, journaliste santé le 19/10/2004 - 00h00
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Autrefois, le fait d'être gaucher était considéré comme une tare. Aujourd'hui, ils sont de plus en plus nombreux et, en sport, ce particularisme se révèle souvent être un atout majeur.

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Contrairement à l'idée recue, la latéralité existe dès la naissance. Par le test de la marche automatique (*), on constate que le nourrisson affiche déjà une prédisposition marquée pour l'un des deux côtés. Mais son manque de force et sa maladresse retardent généralement l'expression de cette latéralité. Vers 2 ans, 2 ans et demi, le côté préférentiel devient plus visible, l'enfant manifestant par exemple qu'il préfère tenir sa cuiller ou son crayon d'une main plutôt que de l'autre. Plus tard, vers 5 ans, la dominance latérale ne fait aucun doute. En règle générale, plus la latéralisation est précoce et plus elle est tranchée à l'âge adulte.

De plus en plus nombreux

Les gauchers ne représentaient que 3% de la population au début du XXe siècle. Ils suscitaient une méfiance mêlée de condescendance. Beaucoup d'expressions associent encore le côté gauche à la lourdeur: "être gauche" "se lever du pied gauche", etc. Les parents et les éducateurs s'efforcaient de corriger ce défaut. On attachait la main gauche dans le dos pour obliger les enfants à utiliser la droite. Aujourd'hui, ces pratiques sont heureusement révolues. On estime que les gauchers représentent désormais 10% de la population européenne et 30% en Amérique du Nord; une différence qui s'explique par la forte composante héréditaire dans l'apparition de ce caractère. Ainsi, deux parents gauchers ont une chance sur deux d'avoir un enfant gaucher; cette proportion baisse à une chance sur six, si l'un des parents seulement est gaucher et à une chance sur cinquante si aucun de deux n'est gaucher.

La gauche au pouvoir

A toutes les époques, le sport a compté une proportion importante de gauchers, qu'il s'agisse de boxeurs (Marvin Hagler), de pilotes automobiles (Ayrton Senna) ou de tennismen (John McEnroe). Les gauchers réussissent très bien dans les disciplines à opposition directe telles que l'escrime, le badminton, le tennis, le tennis de table, etc. Ils tirent évidemment avantage d'être plus habitués que leurs adversaires au jeu inversé. De fait, ils rencontrent plus souvent des droitiers que l'inverse. Mais il n'y aurait pas que cela. Certains spécialistes pensent que les gauchers possèderaient aussi une vitesse de réaction légèrement supérieure, de l'ordre de quelques centièmes de seconde, qui ferait la différence dans les disciplines exigeant des réflexes fulgurants.

Publié par Gilles Goetghebuer, journaliste santé le 19/10/2004 - 00h00
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