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Euthanasie : quand la vie est devenue invivable

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 28/05/2014 - 12h22
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La loi dépénalisant l'euthanasie, entrée en vigueur le 23 septembre 2002, est l'aboutissement d'un débat ouvert dans notre pays depuis de nombreuses années sur le droit de mourir dans la dignité.

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Qu'est-ce que l'euthanasie ?

" Il y a lieu d'entendre par euthanasie, l'acte pratiqué par un tiers qui met intentionnellement fin à la vie d'une personne à la demande de celle-ci ".

Par ces termes, le Législateur indique bien qu'il s'agit d'une mort volontaire, voulue par la personne qui en fait la demande expresse. Il est bien entendu que cette demande n'est pas irréversible. Le patient peut changer d'avis. Il n'est pas non plus question de mettre fin à la vie d'un patient sans son accord.

Quand le patient est majeur, l'euthanasie est du ressort de la personne malade et du médecin, sans intervention de la famille ou des proches. Elle doit être pratiquée par un médecin qui est tenu de respecter des conditions et une procédure bien précises. La loi envisage deux situations : celle où le patient est conscient et celle où le patient est inconscient.

Euthanasie sur un patient majeur et conscient

L'acte d'euthanasie peut être pratiqué si :

  • la personne est capable et consciente, donc apte à exprimer sa volonté ;
  • la demande est volontaire, réfléchie, répétée et écrite ;
  • la situation médicale génère des souffrances physiques ou psychiques constantes et insupportables dues à une affection grave et incurable ;
  • le médecin s'est entretenu à plusieurs reprises avec son patient sur son état de santé, son espérance de vie, sa décision de mourir… ;
  • le médecin a consulté un autre médecin indépendant ;
  • le médecin a discuté de la demande de son patient avec l'équipe soignante et ses proches si celui-ci le demande.

S'il s'agit d'un patient qui n'est pas en phase terminale, deux conditions s'ajoutent aux conditions énoncées ci-dessus :

  • le médecin doit consulter un deuxième médecin qui sera psychiatre ou spécialisé dans la pathologie concernée ;
  • le délai de réflexion entre la demande écrite du patient et l'acte d'euthanasie est d'au moins 1 mois.

 

Initialement publié par C. De Kock, journaliste santé le 13/04/2004 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 28/05/2014 - 12h22

" La loi dépénalisant l'euthanasie ", brochure éditée par l'Union Nationale des Mutualités Socialistes, http://mutsoc.be.

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