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Être gaucher, ça change quoi ?

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 09/04/2015 - 22h53
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Être gaucher implique une vie quotidienne un peu différente de celle des droitiers, mais aussi un cerveau qui ne fonctionne pas exactement de la même manière. Existe-t-il un impact sur certains problèmes de santé ou encore sur la personnalité ?

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Une minorité de gauchers

Pendant très longtemps, les gauchers ont été mal considérés dans la société. Aujourd’hui, les mentalités ont évolué et utiliser sa main gauche n’est plus une tare. Mieux acceptés et moins « contrariés », les gauchers devraient donc normalement être de plus en plus nombreux. Ils restent pourtant une minorité : 15 % de la population est gauchère. Pourquoi cette répartition ? « Bien que des facteurs génétiques aient pu être mis en évidence, on ne sait toujours pas pourquoi la proportion de droitiers reste plus importante », explique le Pr Patrik Vuilleumier, neurologue au CHU de Genève.

Êtes-vous droitier ou gaucher ?

Mais être gaucher c’est quoi ? On considère généralement que le gaucher est celui qui utilise de préférence sa main gauche pour effectuer des actes de la vie quotidienne. Vous avez un doute ? La main dominante est en général celle qui est intuitivement utilisée pour distribuer les cartes. Attention, les choses peuvent pourtant être un peu plus compliquées… Il est par exemple possible d’utiliser préférentiellement sa main gauche mais d’être droitier au niveau du pied et/ou de l’œil… et inversement.

La différence entre gaucher et droitier se situerait également au niveau cérébral. On a longtemps considéré l’hémisphère gauche comme la partie dominante du cerveau. Chez les droitiers, c’est en effet dans cet hémisphère que se trouvent les zones du langage ou de l’écriture, compétences « nobles » en comparaison aux aspects émotionnels qui sont géré par le côté droit du cerveau. Or, chez le gaucher cette répartition n’est pas toujours aussi marquée. Chez la majorité d’entre eux, le partage des compétences entre les deux hémisphères du cerveau n’est pas aussi clair. « La zone du langage peut par exemple se trouver à gauche, à droite ou encore des deux côtés. Les hémisphères sont donc moins spécialisés. » explique le Pr Vuilleumier.

Initialement publié par Thomas Coucq, journaliste santé le 26/05/2014 - 10h25 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 09/04/2015 - 22h53

Merci au Pr Patrick Vuilleumier, neurologue au CHU de Genève et Pr de neurosciences fondamentales à l’Université de Genève.
(1) Jadon R. Webb et al., SAGE Publications. Published online October 30, 2013.
(2) John P. Aggleton et al., Journal of Epidemiology and Community Health. 1993; 47: 206-209.

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