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Enfant handicapé : zoom sur l’enseignement spécialisé

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 13/10/2015 - 10h16
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La naissance d’un enfant porteur de handicap est un bouleversement pour toute la famille. Au-delà des émotions, il faut aussi résoudre de nombreux problèmes pratiques. Dont celui de la scolarité.

Si l’intégration en école ordinaire est possible, il existe aussi un enseignement spécialisé qui accueille les enfants différents.

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8 types d’enseignement spécialisé

L’enseignement spécialisé, tel que nous le connaissons, date de 1978. C’est cette année-là qu’une loi a institué son organisation en huit types différents, pour répondre à la diversité des handicaps.

En effet, un enfant aveugle, malade ou encore porteur d’un handicap mental, ne présente pas les mêmes difficultés et n’a pas les mêmes besoins d’encadrement. En Belgique, les huit types d’enseignement spécialisé sont les suivants:

  • Type 1: retard mental léger
  • Type 2: retard mental modéré à sévère
  • Type 3: troubles du comportement
  • Type 4: déficiences physiques
  • Type 5: enfants malades ou convalescents
  • Type 6: déficiences visuelles
  • Type 7: déficiences auditives
  • Type 8: troubles des apprentissages.

Bien sûr, il s’agit d’une classification légale et un enfant ne peut être réduit à un « type d’enseignement ». Sur le terrain, on constate que chaque direction module, plus ou moins, la définition du type de handicap pris en charge.

Il faut noter cependant que les types 1 et 8 ne sont pas organisés à l’école maternelle. Cette particularité complique la scolarisation des plus petits et explique que certaines écoles accueillent en maternelle un public plus diversifié, qui ne correspond pas forcément aux caractéristiques du type officiel de l’école.

 

Enfant et handicap : le rôle du PMS

Un enfant n’arrive pas dans l’enseignement spécialisé par hasard ou sur simple décision d’un parent ou d’un professeur. L’orientation vers une école spécialisée se fait sur base d’un examen pluridisciplinaire qui regroupe :

  • un examen médical,
  • un examen psychologique,
  • un examen pédagogique, et
  • une étude sociale. 

Cet examen pluridisciplinaire est réalisé par le centre psycho-médico-social, un pédiatre, un ophtalmologue ou un O.R.L selon le type d’enseignement visé.

Le rôle du PMS ne s’arrête pas à l’orientation et à l’inscription d’un enfant. Ses membres - psychologue, infirmie(è)r(e) et assistant(e) social(e) – suivent l’élève tout au long de sa scolarité. Ils participent aux conseils de classe et interviennent en cas de réorientation ou lors des passages vers l’enseignement primaire et secondaire.

Initialement publié par Stéphanie Koplowicz, Journaliste Santé le 05/11/2012 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 13/10/2015 - 10h16

www.enseignement.be

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