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Endométriose : une femme sur dix touchée, quelles solutions ?

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 08/03/2016 - 15h32
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L’endométriose est très fréquente. Pourtant son diagnostic et son traitement restent souvent difficiles.

Voici les recommandations des experts internationaux concernant le traitement de l’endométriose…

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Endométriose : que se passe-t-il ?

On connaît la base de l’endométriose. L’endomètre, tissu qui tapisse normalement l’intérieur de l’utérus, croît en-dehors de cet organe : souvent juste hors de l’utérus, dans la cavité du petit bassin, et sur les ovaires ; plus rarement sur d’autres organes – rectum, vessie…

Le problème, c’est qu’où qu’il soit l’endomètre est soumis à l’influence des hormones. Au cours du mois, il grandit, puis se détruit en entraînant des saignements. Dans l’utérus, cela se traduit par les règles. Ailleurs, ces saignements entraînent des douleurs et la formation de lésions.

Pour les femmes qui vivent l’endométriose, les symptômes sont nombreux et dépendent des organes touchés. La douleur est presque toujours présente pendant les règles et souvent pendant l’activité sexuelle, mais il y a aussi souvent des problèmes digestifs. Et la fertilité est très souvent diminuée, à cause de lésions sur les trompes ou les ovaires.

Les traitements médicaux de l’endométriose

Le premier des traitements, c’est tout simplement l’utilisation de contraceptifs hormonaux – pilule, patch, anneau vaginal… Ils empêchent le cycle de l'endomètre et diminuent généralement les symptômes.

Ce ne sont pas les traitements les plus efficaces, mais ils ont l’avantage d’être faciles à trouver, d’avoir des effets secondaires relativement bien tolérés. Par ailleurs, ils sont utiles en dehors de leur effet sur l’endométriose ! Pour de nombreuses femmes, leur prescription est donc logique dès que l’on soupçonne une endométriose.

Faire cesser l’activité des ovaires
Si cela ne suffit pas, les médecins peuvent se tourner vers d’autres traitements hormonaux qui vont mettre les ovaires au repos. Ces traitements sont efficaces parce qu’ils suppriment l’activité hormonale qui entraîne les symptômes de l’endométriose. Malheureusement, ils ont des effets secondaires importants – ils créent en effet une ménopause artificielle. On recommande donc, même si cela semble paradoxal, de prescrire en même temps un traitement hormonal de substitution. A faible dose, il diminue les risques de perte osseuse (ostéoporose) sans entraîner le retour de l’endométriose.

A l’heure actuelle, il n’existe pas de comparaison fiable entre ces traitements. Il est donc important pour les patientes d’avoir une discussion approfondie avec leur médecin au sujet des effets secondaires et des impacts potentiels à long terme pour faire le meilleur choix.

 

Initialement publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 03/03/2014 - 13h25 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 08/03/2016 - 15h32

Hum Reprod. 2014 Mar;29(3):400-12. doi: 10.1093/humrep/det457. Epub 2014 Jan 15.

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