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Dopage aux JO : tolérance zéro

Publié par Isabelle Eustache, adapté par C. De Kock, journaliste santé le 14/09/2004 - 00h00
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Le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, avait été formel : " Ce sera la tolérance zéro ". Au final, 25 athlètes ont été exclus des Jeux d'Athènes après un contrôle positif à des produits dopants interdits, soit un record.

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Avec 25 athlètes n'ayant pas respecté la réglementation antidopage, les JO d'Athènes signent un record, le dernier en titre étant Los Angeles en 1984, avec 12 contrôlés positifs. Même si certains sont sans doute passés à travers les mailles du filet, ce succès est dû à la mise en place d'une petite cellule d'investigation chargée de repérer les sportifs les plus suspects. En fonctionnant initialement comme un service de renseignement, le CIO a également manifesté clairement sa volonté contre tous les petits " arrangements " avec le pays organisateur, en effectuant un contrôle inopiné à la veille des jeux sur deux stars locales à la réputation douteuse, Kostas Kentéris et Ekaterini Thanou.

Point marquant des JO 2004, des contrôles ont également eu lieu après les épreuves, menant à des disqualifications et à la perte de médaille. Autre atout de maître, le CIO avait annoncé, sans le confirmer par la suite, l'introduction de nouvelles avancées techniques, comme par exemple des tests permettant la détection de l'hormone de croissance.

Enfin, on vient d'annoncer que les échantillons urinaires recueillis à Athènes seront conservés durant huit ans, afin d'être éventuellement testés à nouveau en fonction des progrès scientifiques. Si de nouvelles preuves de dopage sont découvertes, les classements pourront être modifiés rétroactivement.

Même si on peut penser qu'il s'agit de procédures favorisant les plus riches (ces derniers ayant les moyens de se procurer des produits nouveaux et sophistiqués), les investigations entreprises démontrent la volonté de durcir la lutte antidopage. Reste donc à l'affiner encore.

Parallèlement, des chercheurs francais viennent de faire une découverte très importante : l'EPO (Erythropoïétine), fabriquée après introduction du gène dans le muscle, n'est pas identique à celle produite naturellement par les reins. Cette donnée démontre qu'il est possible de détecter le dopage génétique à l'EPO !

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Publié par Isabelle Eustache, adapté par C. De Kock, journaliste santé le 14/09/2004 - 00h00 Revue de presse du 30 août 2004 du MILDT, " Dopage et jeux d'Athènes ".
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