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Le dépistage, la meilleure des préventions

Mise à jour le 03/12/2010 - 13h52
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Sein, côlon, encore col de l'utérus, peau ou encore prostate : le dépistage des cancers les plus fréquents permet d'épargner des vies.

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Le dépistage s'effectue généralement par une analyse biologique ou à un examen par imagerie. Il consiste à rechercher la présence d’une lésion pré-cancéreuse ou cancéreuse le plus tôt possible.

En effet, plus une anomalie est diagnostiquée tôt, et plus les chances de guérison sont importantes.

Pour être efficace, le dépistage doit être pratiqué régulièrement.
La fréquence recommandée est variable selon la nature de l’anomalie recherchée. Mais elle permet à une majorité de tumeurs ou de lésions pré-cancéreuses d’être détectées à un stade précoce et curable.

Les dépistages individuels

Le dépistage du cancer du col de l’utérus est recommandé à toutes les femmes de 25 à 65 ans. Il est basé sur un frottis cervico-vaginal réalisé tous les 3 ans, après 2 examens annuels normaux. Attention : même les femmes vaccinées doivent suivre ce dépistage, car 30 % des cancers du col utérin sont liés à des virus non ciblés par le vaccin.

Le dépistage du cancer de la prostate. Il s’agit d’une analyse de sang dosant le taux de PSA, une protéine normalement produite par la prostate. Plus le taux de PSA est élevé et plus le risque de cancer est important. Cependant, d’autres maladies peuvent augmenter le taux de PSA, ce qui justifie de compléter l’examen par un toucher rectal pour rechercher une masse tumorale.

Actuellement, l’intérêt du dépistage régulier du cancer de la prostate est discuté : en effet, le cancer de la prostate survient le plus souvent chez le sujet âgé et son évolution est lente. Il n’a pas forcément d’incidence sur l’espérance de vie. Or, le dépistage précoce implique un risque de surdiagnostic, c'est-à-dire le diagnostic d’un cancer qui n’aurait jamais fait parler de lui du vivant du patient. Sa prise en charge, elle, nécessite des traitements lourds pour la qualité de vie et l’autonomie de la personne. À ce jour, on ne peut pas distinguer les cas nécessitant d’être traités de ceux qui pourraient rester latents sans traitement.

Aussi, aucune recommandation officielle ne préconise actuellement d’organiser un dépistage systématique. L’Association française d’urologie milite pour la mise en place d’un dépistage organisé et suggère que, d’ici là, un dépistage individuel soit proposé aux hommes de 50 à 75 ans.

Les dépistages organisés

Deux dépistages organisés existent aujourd’hui en France, afin de détecter le plus précocement possible les cancers du sein et les cancers colorectaux.

Ces programmes ont pour objectif de soumettre la population la plus concernée par ces maladies à un dépistage régulier afin de réduire la mortalité liée à ces tumeurs.

Au contraire des dépistages individuels, le dépistage organisé permet :

  • d’inviter systématiquement et périodiquement toute la population concernée par le risque de cancer recherché ;
  • de prendre en charge l’examen à 100 % ;
  • de proposer à tous la même qualité de dépistage, à travers un réseau de correspondants qualifiés (imagerie, biologie).

Pour être efficace, le dépistage organisé ne peut être proposé pour tous les types de cancers. Schématiquement, il ne peut concerner que des tumeurs fréquentes et pour lesquels des traitements curatifs existent.

Le dépistage du cancer du sein est proposé tous les 2 ans à toutes les femmes de 50 à 74 ans.

Le dépistage du cancer du côlon et du rectum est proposé tous les 2 ans à toutes les personnes de 50 à 74 ans. Tous deux sont proposés aux populations identifiées comme présentant un risque moyen. A l’inverse, certaines personnes présentent un risque élevé par rapport au reste de la population, parce qu’elles présentent des prédispositions familiales ou génétiques. Pour elles, un suivi individuel différent est préconisé (coloscopie, mammographie annuelle…).

Initialement publié le 09/06/2005 - 02h00 et mis à jour le 03/12/2010 - 13h52
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