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Connaissez-vous la BPCO?

Publié par Sabine Dupont, journaliste santé le 30/12/2003 - 00h00
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Quatre lettres pour broncho-pneumopathie chronique obstructive. Cette affection pulmonaire, caractérisée par une dégradation de la fonction respiratoire, est essentiellement liée au tabagisme.

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Selon l'OMS, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) constitue la quatrième cause de mortalité dans le monde, derrière l'infarctus cardiaque, le cancer et les accidents vasculaires cérébraux. C'est la seule de ces affections qui ne soit pas en régression. Les raisons évoquées? D'une part, l'augmentation du tabagisme dans les pays en voie de développement et sa stagnation dans les pays industrialisés; d'autre part, le vieillissement de la population. Par ailleurs, beaucoup de malades s'ignorent.

Poser le diagnostic

La BPCO entraîne une altération de la fonction respiratoire causée d'une part, par une distension et une destruction des parois des alvéoles pulmonaires (emphysème) et d'autre part, par une inflammation des voies respiratoires. Le tabac en est la cause principale. D'autres polluants professionnels, domestiques et urbains sont également mis en cause. La pollution atmosphérique en tant que telle semble mise hors de cause, même si elle peut renforcer l'effet néfaste du tabagisme.La broncho-pneumopathie chronique obstructive se caractérise par trois symptômes principaux: la toux, les expectorations (expulsions par la bouche des sécrétions venant des voies respiratoires) et un manque de souffle (dyspnée). Attention, il ne faut pas la confondre avec l'asthme! En dehors des périodes de crise, l'asthmatique respire normalement alors que la personne atteinte de BPCO souffre quotidiennement d'essoufflement.Le diagnostic est posé par une analyse spirométrique destinée à établir la capacité pulmonaire. En pratique, le médecin, ou le pneumologue, vous demandera de souffler à plusieurs reprises dans un spiromètre (appareil de mesure du volume d'air dans les poumons). Le résultat des différentes mesures donne un index qui reflète le degré d'obstruction des bronches.

Les traitements possibles

Première étape, obligée : l'arrêt du tabac. Quel que soit l'âge du patient, l'arrêt aura un effet positif. Il n'est donc jamais trop tard pour tourner le dos au tabac. Des traitements médicamenteux aident aussi les patients atteints de BPCO. Il s'agit essentiellement de produits destinés à améliorer le passage de l'air dans les voies respiratoires (bronchodilatateurs et corticoïdes).Dans ses formes sévères, la BPCO entraîne un amaigrissement dû notamment au fait que le corps doit fournir un effort respiratoire important. Un programme alimentaire adapté, accompagné d'exercices physiques adéquats, permet d'améliorer sensiblement la qualité de vie des malades. Mais à un stade ultérieur, la chirurgie (par la réduction des zones emphysémateuses ou la suppression d'une bulle d'emphysème) et la greffe de poumon sont leurs seules portes de sortie.Pour éviter d'en arriver là, pensez au dépistage précoce de la BPCO, une maladie qui ne devrait plus être ignorée...

Publié par Sabine Dupont, journaliste santé le 30/12/2003 - 00h00 Journée mondiale de la BPCO, Société belge de Pneumologie, novembre 2003.
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