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Comment rompre avec le tabac ?

Publié par Psychonet Production le 07/01/2002 - 00h00
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Nombreux sont les fumeurs qui cherchent à arrêter ou qui pensent pouvoir le faire, tout en refusant de s'interroger sur la dépendance dont ils sont victimes. Pourtant, les mauvais arguments, qui prennent le plaisir comme alibi, servent souvent à cacher une véritable faiblesse face au tabac. C'est que le fumeur cherche à donner l'image du contrôle de soi. Faux, répondent les psychanalystes, pour qui fumer représente une régression infantile.

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Les méfaits du tabac sont désormais bien connus : celui-ci est responsable de 20 % des décès dans les pays industrialisés, dont la moitié par atteintes artérielles, et de 50 % des cancers avant 65 ans, sans parler des dommages causés indirectement aux nouveau-nés et à l'entourage. Certains chiffres pourtant sont positifs vis-à-vis du tabac : les risques diminuent rapidement… dès qu'on parvient à s'arrêter. Au bout d'un an, les risques d'atteinte cérébro-vasculaire ont disparu ; le spectre de l'infarctus du myocarde s'éloigne à grand pas, pendant que les artères se libèrent des déchets accumulés pendant les années de tabagie. A plus long terme, le risque d'infarctus du myocarde redevient normal, le risque de BPCO (bronchite chronique avec insuffisance respiratoire) diminue de plus de 50 %, ainsi que le risque du cancer du poumon.

Les trucs pour décrocher seul sans rechuter

Les anciens fumeurs restent souvent dépendants de leurs habitudes et 80 à 90 % d'entre eux rechutent en moins d'un an, souvent à l'occasion d'un événement exceptionnel (drame de la vie, stress, mimétisme pendant les fêtes, dépression). Il faut donc toujours rester conscient que ce travail sur la volonté demande préparation et persévérance. "L'arrêt se joue sur la durée, remarque le Pr Gilbert Lagrue, auteur de Arrêter de fumer (éd. Odile Jacob). Ce n'est pas un sprint, mais une course de fond". Mais il faut réunir deux conditions préalables.La première est de ne pas arrêter l'alcool et la cigarette en même temps. Il est conseillé d'arrêter d'abord de boire car la période de dépendance à la nicotine est plus longue chez les personnes alcooliques. La seconde : ne pas tenter d'arrêter en période de dépression, car la cigarette constitue un appui qu'il n'est pas opportun de supprimer.La bonne méthode consiste d'abord à choisir une date pour s'arrêter, puis cesser effectivement toute consommation en supprimant cendriers, briquets et allumettes. Il s'agit aussi de repérer et fuir les endroits où on avait l'habitude de fumer (fauteuil, café, train, coin fumeurs des restaurants…), ainsi que les "moments à risques" : sortie du cinéma, fin du repas.Par ailleurs, la prise de tabac permet souvent de procurer un certain équilibre intérieur, qu'il faut retrouver autrement : lutte contre l'émotivité, exercice physique, relaxation (bains tièdes, tisanes, moments de détente). Dans tous les cas, le temps qui passe joue en votre faveur et vous permet de réactiver des plaisirs oubliés : goût, odorat, souffle et énergie, teints et cheveux améliorés, sentiment de liberté et pourquoi pas de nouveaux projets grâce à l'argent économisé.

Se faire aider : qui et comment ?

Il n'est pas toujours facile d'arrêter seul. Il importe de bien dissocier les problèmes, car arrêter de fumer ne résout évidemment pas tout. De nombreuses thérapies reposent sur la participation mentale du patient et leur efficacité dépend du fonctionnement de chacun : acupuncture, auriculothérapie (aiguilles dans le pavillon de l'oreille), sophrologie, homéopathie, thalassothérapie, hypnose. Mais les méthodes les plus simples sont celles qui apportent des substituts nicotiniques : timbre (3 à 6 mois en doses dégressives), gommes à mâcher, comprimés sous la langue, inhalateurs ou cigarettes à base de plantes (pour le geste). Il peut être aussi très utile de chercher un soutien auprès des associations qui accompagnent et regroupent les anciens fumeurs. D'autant que le sevrage tabagique s'accompagne souvent d'un léger état dépressif dû aux modifications de l'organisme. Il faut tenir compte de cette baisse de régime, qui peut être à l'origine de l'échec du sevrage, et prévoir d'être soutenu durant cette période. Fondation contre les Affections Respiratoires et pour l'Education à la Santé Rue de la Concorde 561050 BruxellesTél. : 02/512 29 36, 02/512 20 83, 02/512 32 73 (fax)E-mail : [email protected]

Publié par Psychonet Production le 07/01/2002 - 00h00
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