PUBLICITÉ

Comment (bien) prendre la température de son enfant ?

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 23/05/2016 - 12h29
-A +A

Avec un thermomètre, bien sûr, mais lequel ? Et comment s’assurer que les résultats sont fiables ? Quelques conseils du Dr Michel Vanhalewyn, coordinateur général de la Société scientifique de Médecine Générale.

PUB

Bien choisir son thermomètre

Commençons par une mauvaise nouvelle : les thermomètres à infrarouge, ceux qui donnent la température sans devoir entrer en contact avec la peau, ne sont pas fiables à 100%. S’ils disent que vous ou votre enfant avez de la fièvre, vous pouvez les croire ; mais s’ils disent que tout va bien on ne peut pas écarter la possibilité qu’il y ait une fièvre non détectée. « Ces appareils ne sont pas sans intérêt », précise le Dr Vanhalewyn, « sur de grands groupes de personnes ils permettent de dégager des tendances, et en plus ils ne transmettent pas de maladies. On les a par exemple utilisés lors de la crise Ebola pour détecter les personnes fiévreuses dans les aéroports. Mais en utilisation familiale, il vaut mieux en rester aux thermomètres électroniques qui sont les plus fréquents en pharmacie, et aussi les moins chers. » Ces thermomètres sont les héritiers des thermomètres en verre, qui contenaient du mercure, et qui ont été les premiers moyens permettant de mesurer précisément la température corporelle. « Les thermomètres intra-auriculaires sont les plus efficaces », continue le Dr Vanhalewyn, « mais ils sont très chers et ils nécessitent d’introduire le lecteur de température dans le conduit auditif, ce qui entraîne un risque de blessures. On les considère plutôt comme des instruments à utiliser en milieu médicalisé. »

Bien utiliser un thermomètre

Les « bons vieux » thermomètres électroniques sont donc la meilleure des solutions. Certaines marques sont plus efficaces que d’autres, donc n’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.

Mais attention, prévient le Dr Vanhalewyn, « pour que le résultat soit le bon il faut absolument que le thermomètre soit en contact étroit avec la peau. On prend la température à l’aisselle ou dans le pli de l’aine. Il faut que la peau de deux zones se touche et que le thermomètre soit coincé entre les deux, au contact de toute la peau sur toute la surface de son extrémité. C’est particulièrement important si l’on prend la température à l’aisselle, parce qu’il y a en temps normal un espace sous l’aisselle, donc il faut modifier la position du bras. »

Mais même si la position est la bonne, la température au niveau de la peau n’est pas la même que celle qui règne dans le corps. Si vous voulez la température interne, il est possible de prendre la température rectale ou buccale avec les thermomètres électroniques. « Le geste est cependant beaucoup plus invasif », précise le Dr Vanhalewyn, « et pas toujours bien toléré par les enfants. Il faut par ailleurs, bien sûr, s’assurer que l’instrument est très soigneusement désinfecté entre deux usages. »

Attention, la température normale n’est pas la même selon l’endroit où l’on mesure :

  • Mesure par la bouche : la température normale se situe entre 35,5°C et 37,5°C.
  • Mesure par voie rectale : la température normale se situe entre 36,6°C et 38°C.
  • Mesure à l’aisselle ou au pli de l’aine : la température normale se situe entre 34,7°C et 37,3°C.

Précisons que si la température est un élément intéressant, l’état général de l’enfant est plus important. Un enfant dont la température est normale mais qui a un comportement inhabituel sera plus inquiétant qu’un autre qui « chauffe » mais paraît en forme.

Initialement publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 23/05/2016 - 12h29 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 23/05/2016 - 12h29

Ameli.fr
Dr Michel Vanhalewyn, coordinateur général de la Société scientifique de Médecine Générale

Notez cet article
Vous devez être connecté à votre compte E-Santé afin de laisser un commentaire
PUBLICITÉ
A lire aussi
La fièvre : rarement grave, souvent inquiétante Publié le 21/06/2017 - 10h36

C'est un symptôme extrêmement banal et même le plus fréquent au cours des maladies infectieuses. Cependant, il n'est pas toujours synonyme d'infection. La fièvre , qui représente un motif courant de consultation chez le médecin, correspond à une élév...

Comment éviter la bronchiolite Publié le 27/11/2014 - 17h51

Les épidémies de bronchiolite , infection virale des petites bronches, touchent chaque année 40.000 nourrissons. Si la bronchiolite est le plus souvent modérée, elle peut se révéler très sévère chez les bébés les plus fragiles . Des mesures de préven...

Cancer de la peau: tout se joue dans l'enfance Mis à jour le 19/04/2010 - 00h00

Les cancers de la peau sont en très forte augmentation, et certains sont particulièrement dangereux. L'idéal est de les dépister tôt en examinant régulièrement sa peau, car plus les traitements sont initiés tôt, plus ils sont efficaces. Mais le mieux...

Pas de césarienne de convenance avant 39 semaines Publié le 11/03/2013 - 15h50

De plus en plus de mères programment leur accouchement par convenance personnelle, ou pour arranger les médecins. Le risque de complication est cependant plus élevé si l'accouchement est déclenché avant 39 semaines . Bon à savoir!

Plus d'articles