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Cancers de l'utérus : les traitements

Mise à jour le 03/12/2010 - 13h40
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Les cancers de l'endomètre et du col utérin sont de bon pronostic lorsqu'ils sont détectés à un stade précoce, ce qui est souvent le cas. Selon la nature de l'atteinte cancéreuse, le médecin choisira le traitement le plus adapté : chirurgie, radiothérapie, hormonothérapie, chimiothérapie ou association de ces techniques.

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Les cancers de l’endomètre

La chirurgie et la radiothérapie sont les approches les plus efficaces pour traiter les cancers de l’endomètre.

Elles peuvent être employées séparément ou être associées l'une à l'autre. Le choix du traitement dépend des résultats des examens cliniques et de ceux des analyses des cellules prélevées lors du diagnostic.

  • Le traitement chirurgical des cancers du corps de l’utérus implique l'ablation de l'utérus, des ovaires et des trompes. L’opération s’appelle une hystérectomie élargie. Les ganglions de la région sont généralement également retirés.
    L'opération peut parfois être effectuée sans incision, par les voies naturelles (par « voie basse »).
    C’est le chirurgien qui décide si cette technique est adaptée à la patiente ou s’il est nécessaire de recourir à une méthode plus classique.
  • La radiothérapie peut être pratiquée selon deux modalités, associées ou non entre elles : la curiethérapie (radiothérapie interne) ou la radiothérapie externe.
    Lors d’une curiethérapie réalisée avant la chirurgie (ce qui est exceptionnel dans le cancer de l’endomètre), des implants contenant du césium ou du radium radioactifs sont placés au contact de la tumeur.
    Si ce traitement est réalisé après la chirurgie (ce qui est le cas le plus fréquent), les implants sont placés au contact de la cicatrice vaginale. Ces implants sont laissés en place quelques jours. Ils permettent de réaliser une irradiation très locale.
    La curiethérapie peut être pratiquée au cours d'une hospitalisation d'une semaine environ si elle est réalisée à bas débit, ou en ambulatoire si celle-ci est réalisée à haut débit.
    C’est le radiothérapeute qui détermine la technique la plus adaptée au cas de la patiente, mais de plus en plus de traitements à haut débit sont pratiqués.
    Pour la radiothérapie externe, on utilise un appareil qui projette des rayons sur la région à traiter. Cette technique nécessite plusieurs séances quotidiennes très courtes, réparties sur plusieurs semaines. Le traitement complet dure deux mois environ. Il est assuré en consultation externe sans hospitalisation.

Si le cancer s'est étendu à d'autres organes ou s'il récidive, le médecin peut recourir à un traitement hormonal (progestérone, anti-hormones) ou à une chimiothérapie.
Ces médicaments circulant dans l'organisme par le biais de la voie sanguine peuvent attaquer de façon ciblée les cellules cancéreuses quelles que soient leurs localisations.

Les cancers du col de l’utérus

Le traitement des dysplasies du col de l’utérus

Un frottis peut conduire à la découverte de lésions précancéreuses du col utérin nommées «dysplasie ».

La dysplasie est une modification des cellules du col qui n'est pas un cancer, mais qui peut évoluer vers un cancer après quelques années. C’est la raison pour laquelle il faut absolument les surveiller. Certaines dysplasies régressent spontanément et ne dégénèrent pas en cancer. Elles ont juste besoin d'être surveillées. Mais d'autres doivent être traitées.

Les dysplasies peuvent être observées grâce à une colposcopie. L’examen permet de visualiser les lésions et de suivre leur évolution. Quand la dysplasie nécessite un traitement, trois principales approches peuvent être utilisées, suivant le type et l’importance de la lésion. La première méthode consiste à appliquer localement une vaporisation de laser qui va brûler la lésion. La seconde méthode, la cryothérapie, vise à détruire la lésion par congélation. Parfois, il est nécessaire de pratiquer une petite intervention chirurgicale, appelée conisation du col utérin.

Après traitement d’une dysplasie, il y aura simplement une surveillance gynécologique plus rapprochée pour vérifier l'absence de récidive.

Le traitement des carcinomes in situ

Les carcinomes in situ sont le plus souvent traités par conisation (voir encadré ci-contre) ou par ablation du col utérin.

Ces interventions se font par les voies naturelles (via le vagin). La convalescence ne prend que quelques jours. La conisation est l'intervention la plus fréquemment recommandée pour les femmes jeunes souhaitant conserver la possibilité d'avoir des enfants. Dans le cas d'une femme plus âgée atteinte d'un carcinome in situ, la totalité de l'utérus peut être retirée par la chirurgie, par mesure de précaution. Cette opération est appelée hystérectomie.

La conisation du col utérin. La conisation consiste à retirer chirurgicalement une partie du col de l’utérus. Elle est pratiquée en cas de dysplasie, et parfois en cas de carcinome in situ.

L’intervention permet de confirmer le type exact de lésion du col et son étendue. Elle permet en outre de retirer complètement les lésions, et donc d’éviter leur évolution vers un cancer du col utérin. La conisation s’effectue par les voies naturelles. Elle peut être réalisée à l’aide d’un bistouri électrique (électroconisation), d’un laser, ou d’un bistouri « classique ».

L’intervention peut être effectuée sous anesthésie locale, locorégionale (péridurale) ou générale, selon le choix de la patiente et les décisions du chirurgien et de l’anesthésiste.

La conisation ne provoque pratiquement aucune douleur post-opératoire. Cette intervention est compatible avec des grossesses ultérieures.

Le traitement des cancers du col de l'utérus

La prise en charge des patientes atteintes d’un cancer du col de l'utérus repose sur la radiothérapie et la chirurgie, associées ou non à une chimiothérapie.

Le choix de la meilleure thérapeutique dépend de nombreux facteurs tels que l'ensemble de l’histoire médicale de la patiente, son état général et l’étendue et la nature de la tumeur à traiter.

  • La radiothérapie : elle peut être administrée par voie « externe » et/ou par voie « interne ».
    Généralement, la radiothérapie externe des cancers du col utérin s'effectue sous forme d'une série de séances réparties sur plusieurs semaines, actuellement associée à une chimiothérapie par voie veineuse pour augmenter l'action des rayons.
    La curiethérapie consiste à placer dans le vagin, au contact de la tumeur, un conteneur de substances radioactives (radium ou césium). La mise en place de ce conteneur s'effectue sous anesthésie générale. Il est généralement laissé en place pendant 2 ou 3 jours et ne nécessite qu’une courte hospitalisation.
    La radiothérapie peut provoquer des diarrhées et des envies d’uriner fréquentes et douloureuses. Ces réactions disparaissent dans un délai de deux semaines après la fin du traitement.
    Il faut aussi savoir que si l'utérus a été irradié, il n’y aura plus de possibilité de grossesse ultérieure.
  • La chirurgie : les cancers du col de l'utérus peuvent être traités par hystérectomie le plus souvent précédée d’une curiethérapie.
    L'intervention consiste à retirer l'utérus, la partie supérieure du vagin, les tissus avoisinants, des ganglions lymphatiques avoisinants.
    Pour les formes plus avancées qui sont traitées par radiothérapie, la chirurgie peut également servir à prélever les ganglions situés au dessus de la zone irradiée afin de s’assurer de l’absence d’extension de la maladie en dehors des zones traitées.
  • La chimiothérapie : dans le traitement du cancer du col utérin, la chimiothérapie a pour objectif d'optimiser l'efficacité de la radiothérapie. C'est devenu un traitement standard. Les médicaments anticancéreux administrés par voie intraveineuse durant la période d’irradiation, visent à détruire les cellules cancéreuses qui ont migré dans d'autres parties de l'organisme. Le choix entre ces différentes possibilités thérapeutiques dépend de différents paramètres cliniques et radiologiques. Il est réalisé par un comité multidisciplinaire, comportant au moins un radiothérapeute et un chirurgien.

Initialement publié le 26/06/2007 - 02h00 et mis à jour le 03/12/2010 - 13h40
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