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Cancer du sein : régime alimentaire anti-récidive

Publié par Dr Philippe Presles, adapté par C. De Kock, journaliste santé le 31/05/2005 - 00h00
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Le rôle de l'alimentation dans la prévention des cancers commence à être documenté. Concernant le cancer du sein, il vient d'être démontré, pour la première fois, qu'un régime pauvre en graisses permet de réduire de 25% le risque de récidive.

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Un cancer est une maladie grave, dont les traitements sont très lourds. Et même une fois la rémission obtenue, le risque de voir ressurgir une tumeur est important. Pourtant, selon cette étude, une bonne partie des risques de rechute peuvent être prévenus, simplement par un régime alimentaire. Comme bien souvent, les graisses sont incriminées.

Cette étude a été réalisée à partir de 2.400 femmes âgées de 48 à 79 ans. Tous ces sujets ont été victimes d'un cancer du sein diagnostiqué à un stade précoce et ont subi une ablation chirurgicale de leur tumeur. Ce n'est qu'un an après l'intervention qu'elles ont été incluses dans cet essai clinique. En plus de la prise en charge classique, la moitié d'entre elles a recu une solide formation diététique, visant à obtenir une réduction conséquente de leur consommation en graisses alimentaires. Cet enseignement, prodigué par des nutritionnistes expérimentés, a permis aux volontaires impliquées dans ce programme de réduire d'un tiers leurs apports lipidiques par rapport au groupe témoin.

Cinq ans plus tard, les volontaires ayant bénéficié de cette intervention diététique présentent un risque de récidive diminué de 25%. Ce pourcentage est considérable, surtout au regard du type d'intervention employée, c'est-à-dire non médicamenteuse et totalement exempte d'effets indésirables.

Par quel mécanisme l'alimentation influence-t-elle le cancer du sein ?

Après la ménopause, les femmes en excès de poids ont un risque accru de 30 à 50% de souffrir d'un cancer du sein. Tout gain de poids important constitue donc un facteur de risque, tandis qu'inversement certaines études ont montré qu'une perte de poids pouvait entraîner une diminution de ce risque.Il semblerait qu'au moins une partie du mécanisme soit hormonale. En effet, les femmes ménopausées et en excès de poids présentent un taux d'oestrogène dans le sang plus important que les minces. Un régime pauvre en graisses contribuerait à réduire la production d'oestrogènes et la densité des seins à la mammographie, soit deux facteurs importants de risque de cancer du sein.

En conclusion la diététique étend, encore, ses indications à la prévention du cancer du sein. Cette " prise en charge ", qui consiste à modifier ses habitudes alimentaires, est particulièrement intéressante au regard de cette maladie particulièrement grave. Rappelons que le cancer du sein frappe une femme sur huit dans les pays industrialisés.

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter e-santé !Site Fédération Belge contre le Cancer

Publié par Dr Philippe Presles, adapté par C. De Kock, journaliste santé le 31/05/2005 - 00h00 41e congrès de l'American Society of Clinical Oncology, mai 2005 ; Chlebowski R., J. Clin. Oncol., 23 (7) : 1345-7, 2005. J Clin Oncol. 2005 Mar 1;23(7):1345-7.
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