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Cancer de la peau

Mise à jour le 29/01/2010 - 01h00
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Il n'existe pas un mais des cancers de la peau : on distingue principalement les carcinomes (basocellulaires ou spinocellulaires) et les mélanomes. Ils se distinguent par la nature et la localisation des cellules anormales.

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Les cancers de la peau

  • Aujourd’hui, le carcinome basocellulaire est le cancer le plus fréquent en France (15 à 20 % des cas) et représente 80 % des cas de cancers cutanés.
  • Les carcinomes spinocellulaires sont 3 à 4 fois moins fréquents, avec une prédominance masculine plus marquée.
  • Enfin, plus de 7 000 nouveaux cas de mélanomes sont diagnostiqués annuellement, majoritairement dans la population féminine. Ils entraînent plus de 1 400 décès par an.

Depuis 30 ans, la modification des habitudes de loisirs occidentales et la mode des peaux hâlées ont fait exploser le nombre de cas de cancers de la peau. Le nombre des mélanomes double tous les 10 ans*.

* Génétique et épidémiologie du mélanome, Ann Dermatol Venereol, 2006

Les différents cancers cutanés

C’est au niveau de l’épiderme que naissent les cancers cutanés : les carcinomes se développent à partir des kératinocytes, les mélanomes touchent les mélanocytes.

  • Le mélanome

    Il se développe au niveau des couches les plus profondes de l’épiderme, à proximité du derme riche en vaisseaux sanguins. Il forme le cancer cutané le plus grave, avec un risque de développement de métastases.
    Principalement diagnostiqué vers 50 ans, le mélanome se développe sur n’importe quelle partie du corps, à partir de la peau « normale » ou d’un grain de beauté.
  • Le carcinome basocellulaire

    Il prend également naissance dans la couche la plus profonde de l’épiderme, appelée couche basale.
    Dans deux cas sur trois, il se développe au niveau du visage, de la tête ou du cou, mais peut être localisé ailleurs : tronc, membres, pieds, organes génitaux… Il se développe généralement sur une peau saine, en prenant l’aspect d’un nodule ferme et rosé ; il s’agit alors de la forme la plus commune, appelée nodulaire. En évoluant en plaque, il se creuse légèrement en son centre (en « coup d’ongle ») et peut s’ulcérer. Sur les membres et le tronc, on trouve plus souvent une forme dite superficielle, plane et rouge.
    Plus rarement observé, le carcinome sclérodermiforme prend l’aspect d’une plaque dure et brillante, mal délimitée et déprimée en son centre ; il est souvent diagnostiqué plus tardivement.
    D’une manière générale, le carcinome basocellulaire est une tumeur d’évolution lente et pour lequel le risque de métastases reste exceptionnel (0.002% des cas). Cependant, non traitée, cette tumeur s’étend fréquemment au niveau des tissus sous-jacents, comme l’os ou le cartilage, avec des conséquences graves, voire mortelles.
  • Le carcinome spinocellulaire ou épidermoïde

    Il se développe au niveau de la couche intermédiaire de l’épiderme, appelée couche spinocellulaire.
    Il peut être localisé sur n’importe quelle partie du corps, mais apparaît généralement au niveau de zones habituellement exposées au soleil.
    Souvent, ces tumeurs se développent à partir de lésions préexistantes de la peau : kératoses actiniques (petites lésions épaissies de la peau, liées à l’exposition solaire), ulcères chroniques de jambes, cicatrices de brûlures…
    Dans un premier temps, ces tumeurs se présentent comme des petites plaques rouges et squameuses (maladie de Bowen).
    Leur pronostic est moins bon que celui des carcinomes baso-cellulaires ; en l’absence prolongée de traitement, ils peuvent s’étendre aux ganglions lymphatiques voisins et faciliter la dissémination de métastases.
    Le plus souvent, les carcinomes sont diagnostiqués après 60 ans.

Initialement publié le 20/06/2005 - 02h00 et mis à jour le 29/01/2010 - 01h00
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