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Cancer de la peau : le diagnostic

Mise à jour le 29/01/2010 - 01h00
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Quel que soit le type de cancer cutané, le diagnostic repose essentiellement sur l'analyse anatomo-pathologique (microscopique) de tout ou partie de la lésion.

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Confirmer le diagnostic

Il est généralement difficile de poser un diagnostic formel de cancer sur le seul aspect d’une lésion cutanée ou d’un grain de beauté.

Certaines lésions bénignes, certaines maladies de peau ou anomalies précancéreuses peuvent prendre une forme voisine de celle d’un carcinome. À l’inverse, les carcinomes peuvent avoir un aspect très différent des formes typiques et fréquentes.

Enfin, les mélanomes débutants peuvent être très difficiles à différencier d’un naevus normal. Dans les cas de cancers probables, d’aspect typique, la lésion est souvent retirée d’emblée par chirurgie puis analysée pour confirmation du diagnostic.

Dans les autres cas, ou avant un traitement non chirurgical (radiothérapie, cryochirurgie…), le diagnostic n’est posé qu’après analyse anatomo-pathologique : un échantillon de la lésion, appelé biopsie, est prélevé sous anesthésie locale. L’observation de la nature et de l’agencement des cellules de l’échantillon confirme ou non la nature maligne de la lésion et permet, en conséquence, de poser ou non le diagnostic de cancer. À travers cette analyse, le sous-type du carcinome ou du mélanome peut aussi être précisé.

Cette information apporte à la fois des indices en termes de gravité de la tumeur et de risque de progression. Cette base complète d’information permet d’orienter le choix du traitement.

Déterminer la gravité du cancer

La gravité d’une tumeur dépend d’un certain nombre de caractéristiques.

Dans le cas des cancers cutanés, il s’agit principalement de leur extension locale, locorégionale ou métastatique, et de leur risque de récidive :

  • Les carcinomes basocellulaires pour lesquels le risque de récidive est le plus bas, sont souvent situés au niveau du tronc ou des membres, ont une taille inférieure à 1 cm ainsi que des caractéristiques histologiques précises (carcinomes superficiels, à l’inverse des carcinomes infiltrants ou scléro-dermiformes).
    À contrario, les carcinomes basocellulaires à plus fort risque de récidive sont ceux situés sur le visage, autour des orifices naturels, ainsi que ceux ayant déjà récidivés. Le risque de métastase restant exceptionnel, la recherche d’une atteinte locorégionale (ganglions lymphatiques) ou à distance (métastases) n’est donc pas systématique.
  • Les carcinomes spinocellulaires de grande taille (> 2cm) et situés sur la face, la paume ou les muqueuses sont de moins bon pronostic que les autres localisations. Certaines formes histologiques semblent également plus à risque de récidive.
    L’extension aux ganglions lymphatiques voisins ou à des organes à distance étant possible, un bilan doit permettre d’apprécier le degré d’évolution de la maladie.
    Plus le carcinome est évolué, plus le risque est important pour le patient.
  • Sans traitement, les mélanomes évoluent en touchant progressivement les couches plus profondes de l’épiderme puis du derme : l’indice de Breslow (qui correspond à l’épaisseur de la tumeur en millimètre, mesurée à partir de la pièce d’exérèse) illustre cette extension. Par la suite, ils peuvent s’étendre aux ganglions lymphatiques voisins puis à certains organes à distance (métastases).
    La gravité des mélanomes est étroitement corrélée à ce degré d’évolution.

Les principaux facteurs pronostics sont l’épaisseur tumorale, l’ulcération de la tumeur primitive et l’envahissement du ganglion sentinelle. C’est en fonction de ces critères pronostiques que le bilan initial, la surveillance et le traitement seront adaptés.

 

Initialement publié le 20/06/2005 - 02h00 et mis à jour le 29/01/2010 - 01h00
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