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ça passe mieux avec la marque...

Publié par Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste le 05/02/2008 - 00h00
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Le marketing alimentaire est très puissant et très efficace. Au niveau européen, des réflexions sont en cours dans plusieurs pays pour légiférer cette pratique qui laisse encore aujourd'hui place à tous les abus. Petit exemple, avec une étude américaine récente.

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Qui n'a pas été confronté un jour à la crise de l'un de ces enfants pour acheter tel ou telle marque de biscuits, de céréales, de chocolat, de soda, de dessert lacté aux fruits ou de chips? Comment résister aux appels des sirènes des restaurations rapides?
Les grandes marques le savent très bien et n'hésitent pas parfois à se déplacer sur les "terrains de jeu" favoris des jeunes, comme le cas très controversé des boissons riches en caféine ou des limonades alcoolisées pour ados.
Certes, il ne faut pas généraliser, car il existe des sociétés avec une éthique commerciale, suscitée il est vrai par une pression politique ou associative de plus en plus forte, mais le poids du marketing demeure très lourd sur nos comportement d'achat. Illustration au temple de la consommation: les Etats Unis.

10 milliards de dollars par an pour vendre de la nourriture!

C'est le chiffre ahurissant que consacre chaque année l'industrie alimentaire américaine pour des opérations de marketing à destination des enfants. Objectif: développer des conditions favorables afin qu'ils reconnaissent les marques dès l'âge de 2 ans… Et évidemment, difficile d'être surpris à la lecture de la liste des plus gros annonceurs en la matière.
Mais le résultat d'une étude américaine, lui, est tout de même bluffant, d'autant plus lorsqu'on observe la cible à laquelle elle s'adressait. Cette étude a évalué l'influence des marques pratiquant un marketing intense sur les préférences alimentaires de 63 enfants âgés de 3 à 5 ans et issus de milieux défavorisés.

Un faible pour le fast-food

Ceux-ci ont dû goûter successivement cinq produits alimentaires (tableau) et dire leur préférence entre deux échantillons identiques mais présentés dans des emballages différents, l'un uni, l'autre siglé McDonald. A part le hamburger, qui a suscité des avis divergents, les enfants ont systématiquement préféré les produits qu'ils pensaient achetés chez McDonald.
La marque a recueilli jusqu'à 77% d'avis favorables pour les frites, et même les carottes passaient mieux lorsqu'elles étaient supposées provenir du fast-food (qui n'en a jamais proposé à ses clients, ce qui n'est pas le cas en Belgique, puisque l'enseigne propose systématiquement des crudités dans chaque boîte destinée aux enfants).

Publié par Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste le 05/02/2008 - 00h00 Robinson T, et al. Arch Pediatr Adolesc Med 2007 ; 161(8): 792-7.
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