Adopter une alimentation équilibrée et variée

Mise à jour le 03/12/2010 - 14h03
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Notre alimentation peut contribuer à réduire notre risque de cancer. Deux idées clés pour y parvenir : modération et variété.

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Les études de population conduites depuis des années à travers le monde ont permis de distinguer plusieurs types d’aliments qui augmenteraient ou, à l’inverse, qui diminueraient le risque de survenue de cancers.

En matière d’alimentation, les études épidémiologiques étant particulièrement difficiles car il est difficile de contrôler ce que mangent les patients sur des longues années, le niveau de preuve scientifique du risque ou du bénéfice de certains aliments ou composés alimentaires n’a pas la même rigueur que pour le tabac et l’alcool.

La tempérance, un bon équilibre alimentaire, un poids contrôlé et une activité physique régulière sont les recommandations les plus importantes.

La viande rouge et la charcuterie

Une consommation quotidienne moyenne de plus de 100 g de viande rouge augmente le risque de cancer du côlon et du rectum de 29 % ; celle de 50 g de charcuterie par jour augmente le risque de 21 %.

Le phénomène est lié à la composition et/ou à plusieurs mécanismes survenant dans le tube digestif à la suite de l’ingestion de ces aliments, tels que les composés nitrités contenus dans les charcuteries, les produits nocifs engendrés par une forte cuisson, le taux élevé de fer de la viande rouge…

La viande rouge présentant parallèlement un intérêt nutritif (source de protéines, fer, vitamine B12), il n’est pas recommandé d’arrêter sa consommation mais plutôt d’en réduire les quantités.

Le Plan national nutrition santé (PNNS) 2006-2010 recommande d’en consommer 500 g au maximum par semaine. La charcuterie, elle, présente moins d’intérêt en termes nutritionnels : il s’agit de produits relativement gras et salés, dont la consommation doit être limitée.

Le sel et les produits salés

Le sel consommé régulièrement en fortes quantités peut avoir des effets néfastes. L’utilisation de sel dans les procédés de préservation des aliments augmente le risque de cancer gastrique. Le PNNS 2006-2010 préconise de réduire la consommation globale en sel en dessous de 8 g/jour.

Cette quantité comprend l’utilisation du sel de table mais aussi les sources indirectes d’apport en sel : pains, soupes, viennoiseries, produits apéritifs salés, fromages, pizzas… Or, les statistiques montrent que deux-tiers des français et un quart des françaises consomment plus de 8 g de sel par jour. Il est donc recommandé de veiller à limiter sa consommation de sel, notamment en limitant l’ajout de sel de table. On doit aussi privilégier la cuisine maison, dans laquelle les quantités de sel sont maîtrisées plutôt que les préparations et plats cuisinés industriels dans lesquelles le taux de sel est fixe et souvent élevé.

Initialement publié le 10/09/2005 - 02h00 et mis à jour le 03/12/2010 - 14h03
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