Zoom sur l’interruption volontaire de grossesse

Publié par Elise Dubuisson, journaliste santé le 29/03/2017 - 12h07
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En Belgique, environ 20.000 interruptions volontaires de grossesse (IVG) sont pratiquées chaque année. Comment se passe une IVG ? Où est-elle pratiquée ? Quels sont les risques ? Explications.

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Un délai de 12 semaines

Depuis 1990, l’interruption volontaire de grossesse est autorisée en Belgique, mais elle doit être pratiquée au plus tard 12 semaines après la conception, c’est-à-dire jusqu’à 14 semaines depuis le retard des règles. Il existe aujourd’hui deux méthodes :

  • l’IVG chirurgicale
  • l’IVG médicamenteuse.

Jusqu’à la 9e semaine de grossesse, l’IVG peut être médicamenteuse ou chirurgicale. Passé ce délai, seule l’intervention chirurgicale est pratiquée.

L’IVG chirurgicale

De quoi s’agit-il ? L’IVG chirurgicale, aussi appelée méthode de dilatation-aspiration, commence par la prise de comprimés de prostaglandines, des hormones qui permettent de dilater le col de l’utérus. La méthode consiste à introduire une canule à l’intérieur de l’utérus (via le vagin) pour aspirer l’embryon. Une fois l’intervention effectuée, une échographie est, idéalement, réalisée afin de s’assurer que l’embryon est bien éliminé. Cette IVG peut être réalisée sous anesthésie générale ou locale.

Où l’IVG chirurgicale est-elle réalisée ? Si une anesthésie générale est choisie, l’intervention est pratiquée uniquement dans une structure hospitalière. Dans le cas d’une anesthésie locale, l’intervention peut se faire au choix dans un centre de planning familial ou au sein d’un hôpital.

Quels sont les risques ? Cette intervention est extrêmement bien maîtrisée par les professionnels de la santé et les risques de complications - perforation de l’utérus, hémorragie ou infection - sont très faibles. À condition bien sûr qu’elle soit pratiquée par des médecins formés et dans les conditions d’hygiène requises.

Publié par Elise Dubuisson, journaliste santé le 29/03/2017 - 12h07

Merci au Dr Yannick Manigart, gynécologue-obstétricien et chef de clinique au Centre Hospitalier Universitaire Saint-Pierre.

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