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Voyageurs : quand faut-il prendre un traitement contre le paludisme ?

Voyageurs : quand faut-il prendre un traitement contre le paludisme ?
On recommande systématiquement aux "voyageurs exotiques" un traitement prophylactique contre le paludisme. Mais au final, peu de personnes se plient à cette recommandation. Est-ce vrai qu'il est contraignant et qu'il s'accompagne d'effets secondaires? Le Pr Olivier Bouchaud* nous renseigne sur ces questions essentielles de la prévention du paludisme.

Est-ce bien pour moi?

La plupart des personnes se demandent si ce traitement est vraiment adapté à leur cas : visite d'un pays peu ou moyennement endémique, séjour de courte durée (2 ou 3 semaines), séjour en période sèche, protection contre les moustiques, conditions de séjour "aseptisées" (hôtel, circuit organisé, alimentation occidentalisée…), etc. Ces considérations ne sont qu'en partie justifiées, car il faut évidemment tenir compte du risque donc du pays, de la saison et de la durée d'exposition. En résumé, il faut retenir qu'il y a toujours besoin de se protéger des piqûres de moustiques et qu'il existe deux zones :
• l'Afrique subsaharienne, où le risque est de loin le plus important et où dans la majorité des cas une chimioprophylaxie s'impose. La chimioprophylaxie étant le terme médical désignant un traitement médicamenteux préventif.
• l'Asie/Amérique du sud, où le risque est beaucoup plus faible et où, pour un séjour bref (10 à 15 jours), sur un circuit touristique classique, il n'y a habituellement pas besoin de chimioprophylaxie.

Un traitement cauchemardesque?

La plupart des personnes rechignent à prendre un traitement car il est contraignant (prise quotidienne, avant, pendant et après le séjour) et surtout car il peut induire des effets secondaires très importants pouvant gâcher le séjour. Cette croyance n'est pas complètement justifiée: tout médicament peut donner des effets secondaires, les antipaludiques aussi, mais ils sont généralement assez bien tolérés. Le Lariam® n'a pas toujours bonne réputation à cause du risque d'effets indésirables neuropsychiatriques qui existent réellement, mais dont la fréquence a été exagérée. Le problème est qu'on attribue volontiers au médicament que l'on prend toute manifestation gênante qui se présente alors que le produit est loin d'être responsable dans tous les cas!

Article publié par le 17/07/2007

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