Pour déterminer l'effet protecteur du sélénium et de la vitamine E vis-à-vis du cancer de la prostate, une grande étude d'intervention, l'étude SELECT (Selenium and Vitamin E Cancer Prevention Trial), a été menée récemment. Les résultats préliminaires de l'étude ne sont malheureusement pas positifs.
Pourquoi s'intéresser à la vitamine E et, surtout, au sélénium dans le développement du cancer de la prostate? En fait, le sélénium joue un rôle clé dans l'ensemble de l'organisme. Son action semble être encouragée par la vitamine E, et l'intérêt de ce duo dans la lutte contre le cancer a déjà été évoqué par quelques études. Cependant, les résultats restaient inconsistants, et il reste plusieurs inconnues à propos du sélénium. On ne connaît pas encore la dose à laquelle sa protection est efficace... et nous avons même du mal à définir la teneur en sélénium des différents aliments.
Il est vrai que le sélénium est un oligo-élément particulier. Selon le sol où une plante aura été cultivée, selon le pâturage où un animal aura été élevé, la teneur en sélénium de l'aliment qu'on en tirera varie. Les céréales cultivées en Amérique du Nord sont par exemple nettement plus riches en sélénium que celles cultivées en Europe, ce qui expliquerait les carences relatives des populations européennes en sélénium, même s'il ne faut pas généraliser. Les principales sources de sélénium dans l'alimentation sont la viande (boeuf, dinde, abats), le poisson (thon, sardines, morue), les céréales complètes (riz, blé), l'ail, l'oignon, les légumes crucifères (chou fleur, brocoli), et les champignons.
Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste
18/11/2008
NIH News - Review of Prostate Cancer Prevention Study Shows No Benefit for Use of Selenium and Vitamin E Supplements - Monday, October 27, 2008
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