Un antioxydant du vin rouge, le resvératrol, aurait des effets préventifs prometteurs. Mais avant de faire sauter les bouchons, il faut savoir que cet effet est observé chez le rongeur et que la modération demeure toujours la meilleure des recommandations !
Des chercheurs viennent d'éclaircir un peu plus l'impact métabolique du resvératrol dans l'organisme. Ce composé n'est pas un inconnu au bataillon de la science. Il s'agit d'un polyphénol localisé dans certaines plantes, les cacahuètes et la peau du raisin noir. En toute logique, il se trouve donc en grande quantité dans le vin rouge et a déjà fait tourner bien des têtes dans l'oenologie hexagonale, parfois à tort ou à raison.
Les résultats obtenus par ces nouvelles recherches relancent l'intérêt, un peu diminué ces dernières années, des scientifiques pour ce puissant antioxydant. Elles montrent comment le resvératrol améliore la dépense énergétique des souris et les protège contre l'obésité et le diabète. Ainsi, il apparaît qu'un complément de resvératrol dans l'alimentation des rongeurs a une action remarquable au niveau des muscles : les fibres musculaires affichent une forte consommation d'oxygène, donc une grande dépense énergétique, que se soit dans une situation d'exercice, au cours de laquelle les souris font preuve d'une endurance surprenante, mais également lors de périodes d'inactivité.
Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste
26/12/2006
Lagouge et al., Cell, 2006.
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