VIH, SIDA : une nouvelle variante plus agressive

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 20/02/2015 - 11h59
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Si la plupart des découvertes concernant le SIDA sont encourageantes, le virus reste un ennemi redoutable. Pour preuve, une nouvelle variante a été découverte à Cuba, nettement plus agressive que celle que nous connaissons.

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SIDA, VIH : Un virus plus dangereux encore

Le VIH est un virus redoutable. Il s'attaque au mécanisme même qui est supposé nous en protéger, et mute si souvent qu'il n'a pour l'instant pas été possible de mettre au point un vaccin efficace. Malgré des dizaines d'années de recherche, aucune solution curative ou même préventive n'a pu être trouvée. Jusqu'à maintenant, un point a permis que le nombre de victimes dans nos pays n'augmente pas de manière démesurée : le fait que même quand il pénètre dans l'organisme, le virus ne déclenche pas la maladie SIDA avant plusieurs années. A l'heure actuelle, les patients peuvent donc rester séropositifs, c'est-à-dire porteurs du virus du SIDA, mais pas pour autant malades, pendant des dizaines années. C'est au prix d'un traitement lourd et pas dénué d'effets secondaires parfois difficiles à gérer, mais ils peuvent avoir une vie comme toutes les autres.

Mais une nouvelle souche du virus, découverte il y a quelques semaines par une équipe en partie belge, montre que cette relative lenteur n'est pas garantie. A Cuba en effet, certains patients atteints par le VIH développent le SIDA très vite. La maladie est rapidement mortelle, et les patients risquent de tomber très malades avant même de savoir qu’ils sont infectés. Cette évolution plus rapide est liée au point d’ancrage du virus sur nos cellules. Traditionnellement, le virus s’attache à une protéine de la surface de nos cellules appelée CCR5, puis passe à la protéine CXCR4 au bout de plusieurs années. Dans cette nouvelle variante du virus, la transition se fait en moins de trois ans. 

Que faire pour se protéger de cette nouvelle souche du VIH?

Cette nouvelle souche n'a été détectée qu'à Cuba, et sur quelques patients ; il est donc inutile de paniquer. Il s'agit par ailleurs toujours d'un virus VIH, et les modes de transmission sont les mêmes que pour les autres. Les consignes de sécurité restent donc identiques : d'abord et avant tout, se protéger en portant un préservatif lors de tout rapport sexuel avec un partenaire qui n'a pas subi un test de séropositivité très récent. Il faut aussi éviter tout ce qui peut entraîner la transmission du virus par voie sanguine : échange de seringues, utilisation de rasoirs usagés, etc.

Si vous avez une inquiétude ou une question concernant la transmission du VIH, n'hésitez pas à contacter la plateforme prévention SIDA, qui vous donnera toutes les informations les plus récentes.

Initialement publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 23/02/2015 - 11h59 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 20/02/2015 - 11h59

Communiqué de presse, Université Catholique de Louvain

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