Victime d'un cambriolage : comment s'en remettre ?

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 09/11/2015 - 14h57
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Se faire cambrioler, c'est une situation encore trop fréquente puisque près de 70000 cambriolages ont lieu chaque année en Belgique, soit environ 190 par jour. Comment réagissons-nous face à cette agression ?

Impression d'insécurité, sentiment de viol, stress post-traumatique, le cambriolage peut laisser des traces et nécessiter un vrai travail de deuil.

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Pourquoi le cambriolage fait mal

La première observation, c'est que l'effraction de votre domicile fait voler en éclat une partie de notre sentiment de sécurité. Nous pensions que notre domicile était un lieu privé, intime, et cela s'avère être une illusion. Et cela peut être grave.

En effet, le sentiment de sécurité fait partie des besoins vitaux après ceux de boire, de manger, de dormir. S'il n'est pas satisfait, nous nous sentons mal, anxieux, et nous avons des difficultés à nous impliquer dans des projets. Comme la faim qui nous tenaille nous empêche de réfléchir, le sentiment d'insécurité nous empêche de dormir tranquille, de nous sentir en paix et de consacrer notre énergie à nos projets. Cette énergie est en partie engloutie par le stress.

Se faire cambrioler déclenche parfois un sentiment de viol

On constate que le logement est pour certaines personnes comme un prolongement d'elles-mêmes. Comme si leur enveloppe corporelle s'étendait jusqu'à inclure leur maison. C'est pourquoi un cambriolage peut provoquer des réactions très violentes : "J'ai eu l'impression d'être violée" exprime Nathalie, "ils sont entrés chez moi comme si on forçait mon intimité". Ce sont exactement les mêmes termes qui sont parfois utilisés dans les viols : on dit aussi "forcer une femme" pour décrire cet acte criminel, ou "entrer en elle" pour exprimer la pénétration sexuelle, d'où un ressenti exacerbé. Les personnes ne ressentant pas l'extension de leur être à leur logement, ne décrivent pas ce même sentiment.

Initialement publié par Dr Catherine Solano le 07/10/2008 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 09/11/2015 - 14h57
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