Vague de chaleur et pic d’ozone : qu'est-ce que je risque ?

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 31/07/2014 - 16h30
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Vous avez sans doute déjà entendu parler des pics d’ozone dès qu'il fait chaud et notamment en été.

Mais en quoi consistent-ils exactement ?

Pourquoi les pics d'ozone peuvent-ils mettre votre santé en danger ?

Explications et conseils en quatre points.

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Pourquoi y a-t-il trop d’ozone dans l’air quand il fait chaud

L’ozone est un gaz qui se forme parfois dans les couches basses de l’atmosphère – celles qui nous entourent. Pour que ce phénomène se produise, il faut plusieurs conditions :

  • Des températures de 25°C minimum.
     
  • Du soleil (il faut des UV pour que l’ozone se forme).
     
  • Une grande quantité d’oxyde d’azote et de composés organiques volatils – cette condition est assurée dans nos villes par la circulation automobile.
     
  • Peu de vent, mais qui aille dans la direction Sud, Est ou Sud-est.

Notons que la proportion de polluants dans l’air est importante : s’il y en a une très grande quantité, l’ozone est détruit. C’est ce qui explique que les villes, plus polluées que les campagnes, sont pourtant moins concernées par les pics d’ozone.

Toutes ces conditions sont le plus souvent réunies en mai, juin, juillet et août.

Et la couche d’ozone, dans tout ça ?

Eh oui, il peut y avoir à la fois trop d’ozone dans les couches basses de l’atmosphère (près de nos poumons), et pas assez dans les couches supérieures. S’il est utile d’avoir de l’ozone à plus de 20 kilomètres d’altitude pour filtrer les rayons du soleil, il est en revanche très néfaste d’en respirer quand il se forme tout près de nous...

 

Pic d’ozone : qu’est-ce que je risque ?

Les conséquences néfastes d’un excès d’ozone dans l’air sont avant tout respiratoires.

  • La capacité respiratoire diminue, ce qui entraîne essoufflement et fatigue.
     
  • La toux peut aussi apparaître, ainsi qu’une aggravation des symptômes de toutes les maladies respiratoires chroniques, l’asthme en premier lieu.
     
  • L’irritation des yeux est aussi un symptôme.

Tous ces signes vont augmenter avec la concentration d’ozone dans l’air.
Si elle est faible, seules les personnes les plus sensibles ressentiront les désagréments. Mais tout le monde finit par souffrir des concentrations les plus élevées.

 

Initialement publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 11/08/2014 - 01h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 31/07/2014 - 16h30

Cellule interrégionale de l’environnement (www.irceline.be)

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