Vaccins : l’aluminium peut-il être toxique ?

Mise à jour par Brigitte Bègue, journaliste santé le 05/12/2016 - 11h56
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Comme les médicaments, les vaccins peuvent entrainer des effets indésirables parfois graves. Depuis quelques années, les adjuvants à base d’hydroxyde d’aluminium, ajoutés aux vaccins pour augmenter leur efficacité, sont soupçonnés de favoriser, chez certaines personnes, le développement d’une maladie neuromusculaire handicapante. E-sante fait le point.

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Myofasciite à macrophages : une vraie pathologie

Stanley, 22 ans, était en 5ème secondaire quand il a reçu un rappel Dt Polio : « Un mois plus tard, un dimanche, j’ai été pris de douleurs dans les cervicales puis le bas du dos. J’ai cru que j’avais la grippe. J’ai d’ailleurs été hospitalisé pour syndrome grippal. J’ai repris le lycée mais, très vite, ça a été la catastrophe. Je n’arrivais plus à me concentrer, j’étais très fatigué, j’avais des troubles de la mémoire. J’ai été obligé d’arrêter mes études, je n’ai pas pu passer mon bac. Aujourd’hui, je ne peux même plus jouer au foot. Je vis toujours chez mes parents, je ne peux pas vivre seul, j’ai besoin d’être aidé pour toutes les tâches du quotidien ».

Stanley est atteint de la myofasciite à macrophages, une maladie neuromusculaire invalidante, qui pourrait être liée à l’aluminium présent dans de nombreux vaccins.

« Ce n’est pas une maladie des vaccins en soi, je défends la vaccination, mais il s’agit néanmoins d’une vraie pathologie », affirme le Pr Jérôme Authier, neurologue et spécialiste de la maladie à l’hôpital Henri Mondor à Créteil.

Hydroxyde d’aluminium : un adjuvant vaccinal mal connu

Des sels d’aluminium sont incorporés dans les vaccins pour renforcer la réponse immunitaire de l’organisme. Problème : alors qu’ils sont utilisés depuis 1926, les mécanismes d’action de ces adjuvants sont mal connus. La communauté scientifique pensait, jusqu’il y a peu, que le corps les éliminait rapidement et qu’il n’y avait donc aucun risque à les utiliser. Aujourd’hui on sait qu’il n’en est rien : « Depuis 2014, nous avons les preuves scientifiques que le discret adjuvant, loin de se dissoudre dans les tissus après avoir fait son office, non seulement, persiste longtemps dans l’organisme mais peut migrer dans le cerveau pour n’en plus ressortir. Ce qui est fortement indésirable » explique le Pr Romain Gherardi, chef de service du Centre expert en pathologie neuromusculaire de l’hôpital Henri Mondor, qui a travaillé avec son équipe sur le sujet.

Initialement publié par Brigitte Bègue, journaliste santé le 05/12/2016 - 11h56 et mis à jour par Brigitte Bègue, journaliste santé le 05/12/2016 - 11h56
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