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Un trouble du rythme cardiaque majeur: la fibrillation auriculaire

Un trouble du rythme cardiaque majeur: la fibrillation auriculaire
La fibrillation auriculaire est une arythmie du cÅ‌ur qui se manifeste souvent par des palpitations, voire aussi parfois par des essoufflements. Les personnes atteintes de ce trouble du rythme sont généralement âgées et présentent un haut risque cardiovasculaire.

La fibrillation auriculaire, c'est quoi exactement?


La fibrillation auriculaire correspond à une activation anarchique des oreillettes. Or lorsque les oreillettes du cœur ne se contractent pas, cela induit une contraction irrégulière des ventricules. Il s'agit d'un trouble majeur en cardiologie qui doit être pris en charge.
Les personnes touchées par une fibrillation auriculaire présentent généralement des palpitations, plus rarement des essoufflements.
Un bilan cardiovasculaire rigoureux s'impose, comprenant un électrocardiogramme (ECG), avec parfois un enregistrement de l'activité du cœur durant 24 heures, et une échographie du cœur.
Cette arythmie n'est plus considérée comme une maladie isolée. Elle survient le plus souvent chez des sujets ayant une maladie cardiovasculaire sous-jacente (insuffisance cardiaque, diabète, hypertension, maladie coronaire, antécédent d'accident ischémique transitoire…), c'est-à-dire présentant un haut risque cardiovasculaire.
A noter que si toutes les maladies cardiovasculaires peuvent se compliquer d'une fibrillation auriculaire, ce trouble est fortement associé à l'hypertension: 75% des personnes touchées par la fibrillation auriculaire sont hypertendues.

fibrillation auriculaire et accident vasculaire cérébral


Une complication grave de la fibrillation auriculaire est l'accident thrombo-embolique. En effet, l'arythmie s'accompagne d'une dilatation des oreillettes et d'une stagnation du sang, des facteurs qui favorisent la formation de caillots dans les oreillettes. Un tel caillot libéré dans la circulation sanguine peut provoquer des accidents, dont le plus grave est l'embolie au niveau d'une artère cérébrale, à l'origine d'un accident vasculaire cérébral. Ce risque est très important puisque 15% des accidents vasculaires cérébraux sont dus à une défibrillation auriculaire.

En cas d'épisode isolé, et après un bilan cardiaque complet, une surveillance est mise en place. En revanche, une forme plus sévère de fibrillation auriculaire nécessite la mise en place d'un traitement. Il existe des médicaments anti-arythmiques qui permettent de rétablir la contraction des différentes parties du muscle cardiaque. On utilise également des anticoagulants pour s'opposer à la formation de caillots sanguins. De nouveaux médicaments anticoagulants et anti-arythmiques sont en cours de développement, tandis que les techniques d'ablation progressent. Ces dernières reposent sur l'ablation de la zone arythmogène par la chaleur ou le froid (radiofréquence ou cryo-ablation) et sont encore réservées à une catégorie particulière et limitée de patients.

Article publié par le 19/01/2009

Sources : XIXe Journées Européennes de la Société française de cardiologie, 7 janvier 2009.

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