Le traitement hormonal en question
La plupart des femmes ménopausées recourent au traitement hormonal substitutif (THS). Que faut-il savoir sur le THS ? Quels sont ses avantages ? Présente-t-il des risques ?
1) La ménopause est une maladie féminine.
Faux.
La ménopause n'est pas une maladie. C'est un phénomène naturel auquel sont confrontées toutes les femmes vers la cinquantaine et qui correspond à l'arrêt de la sécrétion hormonale par les ovaires (estrogène et progestérone). La survenue de la ménopause s'accompagne pour la grande majorité des femmes de symptômes gênants, voire handicapants, dont les plus connus sont les bouffées de chaleur.
Une façon d'y remédier consiste à compenser l'arrêt de la production des hormones par un traitement hormonal substitutif, le THS.
2) Toutes les femmes ménopausées doivent prendre un THS.
Faux.
Selon les recommandations de l'Agence française de sécurité des produits de santé (Afssaps), le THS doit être prescrit à la dose efficace la plus faible aux femmes présentant des symptômes gênants de la ménopause : bouffées de chaleur, troubles de l'humeur, sécheresse vaginale, problèmes de peau, troubles urinaires, du sommeil, prise de poids, etc. Et ce, uniquement tant que durent les symptômes.
3) Le THS augmente le risque cardiovasculaire.
Faux.
Certes, les premiers résultats fortement médiatisés d'une étude américaine ont annoncé une augmentation du risque cardiovasculaire chez les femmes prenant un THS. Mais ces données n'étaient pas extrapolables aux femmes françaises. Depuis, une étude française a bel et bien démontré que le THS, tel qu'il est prescrit actuellement en France, n'augmente pas le risque cardiovasculaire et inversement le diminue.
4) Le THS offre une protection contre l'ostéoporose.
Vrai.
À partir de la ménopause, le risque d'ostéoporose augmente fortement car la protection hormonale, qui conférait jusqu'alors une protection contre cette maladie, s'arrête. Le THS, en plus de supprimer les bouffées de chaleur et les autres symptômes, a aussi cet avantage de prévenir l'ostéoporose.
5) Le THS augmente très légèrement le risque de cancer du sein.
Vrai.
Cette augmentation est si faible qu'elle ne remet pas en cause le rapport bénéfices/risques du THS. En effet, ce dernier interrompt les symptômes de la ménopause (bouffées de chaleur, irritabilité, troubles sexuels...), prévient l'ostéoporose et diminue le risque cardiovasculaire. Par ailleurs, l'instauration d'un THS implique un suivi régulier des femmes et les incite davantage au dépistage du cancer du sein.
6) Une fois le THS instauré, il ne faut pas l'arrêter.
Faux.
Il est recommandé d'arrêter le THS dès la disparition des symptômes de la ménopause. Pour le savoir, après quelques années et selon les femmes, les doses du THS sont progressivement diminuées.
7) Le risque de cancer du sein dépend de la progestérone contenue dans le THS.
Vrai.
En 2004, une étude française trouve une augmentation du risque de cancer du sein avec tous les types de THS, sauf un, celui contenant de la progestérone micronisée, soit l'Utrogestan®. Ce ne sont donc pas les oestrogènes qui conditionnent l'augmentation du risque de cancer du sein mais les progestatifs.
Selon les tout derniers résultats publiés, un deuxième progestatif a été innocenté : la dydrogestérone, soit le Duphaston®.
Ainsi, aujourd'hui, les choses sont très claires vis-à-vis du cancer du sein : le risque varie selon le progestatif contenu dans le THS et on peut donc s'en affranchir facilement.
8) Les phytoestrogènes sont une alternative simple et naturelle au THS.
Faux.
Les phytoestrogènes sont des molécules extraites de végétaux, capables de s'arrimer sur les récepteurs aux oestrogènes. Scientifiquement, aucune preuve n'a pu être apportée quant à leur efficacité contre les symptômes du THS. Il semblerait toutefois qu'ils atténuent les bouffées de chaleur et les suées. Chez certaines femmes, ces composés peuvent cependant apporter un soutien.
9) Le THS peut améliorer la mémoire.
Vrai.
Une étude américaine vient d'être présentée au 59e Congrès annuel de l'American Academy of Neurology, montrant que la prise d'hormones d'estrogènes réduit d'environ 50% le risque de développer une démence. Mais cette relation n'est valable que lorsque le THS est pris avant l'âge de 65 ans. Au-delà, c'est l'effet inverse qui s'observe.
10) La ménopause peut être responsable de cystites à répétition.
Vrai.
L'arrêt de la sécrétion des estrogènes peut s'accompagner d'une vulnérabilité urinaire car ces hormones sont essentielles à la bonne résistance aux germes de la vessie. Ainsi, les troubles urinaires font parties des symptômes de la ménopause.
Pub
VOTRE COMMUNAUTÉ Ménopause
Participez aux discussions les plus actives
-
Bonjour Qu'est-ce que le cocktail avec les oignons? Qu'est-ce que l'on fait avec??. Je suis ...
Par Kymber 06/05/2012 - 01h05
1140 consultations -
Par evynou35 14/05/2012 - 14h54
92 consultations
-
Par evynou35 14/05/2012 - 14h54
92 consultations -
Bonjour, Je suis en ménopause depuis 2 ans et j'ai pris 15 kg, malgré les recommandations ...
Par Morgane 14/01/2011 - 12h18
1140 consultations
-
Par evynou35 14/05/2012 - 14h54
92 consultations -
Bonjour, Je suis en ménopause depuis 2 ans et j'ai pris 15 kg, malgré les recommandations ...
Par Morgane 14/01/2011 - 12h18
1140 consultations









