Syncope vagale, un morceau de sucre et ça repart !

Publié par Dr Philippe Presles : adaptation Danielle Pickman, journaliste santé le 15/10/2002 - 00h00
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En fonction de leur origine, toutes les syncopes ne sont pas dangereuses. Ainsi, si le malaise cardiaque accroît le risque ultérieur d'infarctus, ce n'est pas le cas des syncopes vagales.

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La définition de la syncope est une perte de connaissance brutale et brève, consécutive à une diminution de l'oxygénation du cerveau. Le plus souvent, elle résulte d'un arrêt cardio-circulatoire (arrêt momentané de la circulation sanguine au niveau du cœur) ou d'un trouble du rythme cardiaque. Souvent aussi, elle est dite vagale, c'est-à-dire liée à une stimulation excessive des nerfs pneumogastriques, lesquels commandent certains viscères, comme les poumons, les vaisseaux, le cœur ou l'estomac.Les résultats d'une analyse récente démontrent que selon son origine, la syncope n'entraîne pas toujours de graves conséquences.Les auteurs se sont intéressés aux 7.814 participants de la très grande et célèbre étude américaine Framingham. Durant la période d'observation entre 1971 et 1998, 822 sujets ont été victimes d'au moins une syncope, soit 6,2 pour 1.000 personnes par année. Dans la majorité des cas, la cause est restée inconnue (36,6%), sinon les origines les plus fréquentes ont été vagales (21,2%), cardiaques (9,5%) et orthostatiques (liée à une hypotension ; 9,4%).Chez les sujets ayant fait une syncope cardiaque, le risque de décès a été multiplié par 2, celui d'infarctus ou de décès d'origine coronaire par 2,7 et le risque d'accident vasculaire cérébral (ex : thrombose…) par 2. En revanche, en cas de syncope vagale ou orthostatique, ni la mortalité ni le risque cardiovasculaire n'a été augmenté.Certes, avec un taux de décès plus élevé, les syncopes cardiaques sont à prendre très au sérieux. Mais les malaises liés à une autre origine, ne doivent pas miner le moral des patients concernés.

Publié par adaptation Danielle Pickman, journaliste santé le 15/10/2002 - 00h00 Soteriade, New England Journal of Medicine, 347 : 878-885, 2002.
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