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Sur la psychothérapie 2: vous avez dit névrose?

Sur la psychothérapie 2: vous avez dit névrose?

Rien ne me semble plus difficile à définir que la psychothérapie. J’entends ici la psychothérapie dite herméneutique, c’est-à-dire l’essentiel du champ à l’exception de la thérapie cognitivo-comportementale. Et lorsque mes enfants me demandent de leur expliquer en quoi consiste mon travail, il m’arrive souvent d’envier les papas bouchers ou coiffeurs… 

Nous avons vu dans mon dernier billet que certains patients viennent me voir parce qu'ils ont subi un traumatisme. Mais il n'y a pas qu'eux.

Le second type de situations est celui de la névrose. C’est surtout pour cette dernière que la psychothérapie a été initialement inventée. Et c’est encore toujours elle qui motive aujourd’hui le plus de demandes. Le sujet névrosé reçoit constamment des tuiles sur la tête… qu’il lance lui-même en l’air - à son insu, bien évidemment! Il fait ainsi - littéralement - lui-même son malheur. Malheur qui est caractérisé par un aspect extrêmement répétitif, voire même stéréotypé. Comme le disait avec une causticité certaine John Weakland, un des fondateurs de l’école de Palo Alto: "Quand vous souffrez d’un problème névrotique, la vie est toujours et encore the same damn shit; quand vous ne souffrez plus d’un problème névrotique, la vie est alors une damn shit différente après l’autre"! Le patient névrosé va voir le thérapeute afin de lui demander de l’aider à appuyer sur le bouton "Stop". Une partie de lui, du moins, souhaite cesser de tomber sans cesse dans les pièges qu’il se tend lui-même.

Un petit dessin valant mieux qu’un long discours, je vous propose à présent de vous pencher sur le problème suivant (il est emprunté au livre "Changements", écrit par Watzlawick, Weakland et Fish). Il éclaire dans le même temps, avec fulgurance, tant la nature des processus névrotiques que le ressort de la démarche psychothérapeutique.

Il s’agit tout simplement de relier les 9 points de la figure ci-dessus, par 4 lignes droites, sans lever le stylo.

Vous avez quinze jours pour vous amuser.

La solution - et son interprétation bien sûr - dans la chronique du mois prochain…

 

Je vous invite à visiter mon site  www.rolandpec.org  (CHRONO SleepWell, "Nocturnes", etc.), ainsi qu'à vous inscrire à ma Newsletter mensuelle (chronique, etc.).

Article publié par le 21/09/2011

Ce billet fait partie du blog de Roland Pec, Le blog psy

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Sur la psychothérapie 4: donner du sens

Par Roland Pec, psychologue et somnologue le 17/10/2011 18:33

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Watzlawick, la légendaire figure de l’école de Palo Alto, racontait une savoureuse anecdote au sujet d’un chien subitement frappé de "névrose". Notre thérapeute avait accepté de garder le chien du ...

Sur la psychothérapie 3: sortir du cadre

Par Roland Pec, psychologue et somnologue le 7/10/2011 09:35

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Mais de quel "cadre" parlons-nous? Du carré formé par les 9 points, pardi! Il s’agit de ne pas se limiter à l’espace cerné par ce carré.   Mais de quel carré parlons-nous? Où voyez-vous écrit...

Sur la psychothérapie 1: pourquoi consulter?

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