Substituts nicotiniques: attention au sous-dosage!

Publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 03/11/2010 - 00h00
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La consommation de tabac repart à la hausse. C'est le moment de rappeler le mode d'emploi des substituts nicotiniques et surtout de mettre en garde les candidats au sevrage tabagique contre le risque de sous-dosage et donc de rechute.

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Quelles sont les principales causes d'échec au sevrage tabagique?


Les rechutes sont nombreuses et fréquentes. Ce n'est pas une raison pour baisser les bras. Il est rare de réussir à arrêter de fumer du premier coup. Mais chaque tentative rend plus fort de par les expériences vécues et rapproche ainsi de la réussite.
Il est important d'analyser ses propres causes de rechute afin d'éviter de se faire piéger à la prochaine tentative.
Parmi les plus fréquentes, citons par ordre décroissant:

  • le stress, la survenue d'un événement stressant ou douloureux (chômage, conflit, divorce, séparation, maladie, décès...);

  • la perte de la motivation (l'envie de fumer prend le dessus);

  • la dépression;

  • les mises en situation de convivialité
  • ;
  • la prise de poids;

  • le stress chronique (de longue durée), les tensions psychologiques.


Mais l'autre grande cause d'échec au sevrage tabagique est le sous-dosage des substituts nicotiniques.

La principale cause de rechute avec les substituts nicotiniques est le sous-dosage


Si vous choisissez les substituts nicotiniques comme méthode d'aide à l'arrêt du tabac, il faut bien avoir en tête les quelques faits suivants:
Il est recommandé d'utiliser en même temps les patchs et les formes orales (gommes, comprimés...).
En diffusant lentement mais toute la journée de la nicotine, les patchs peuvent être considérés comme un traitement de fond préventif des symptômes de manque. Malgré tout, surtout au début, l'ex-fumeur peut être en proie à des envies compulsives (craving). Pour résister à de telles pulsions occasionnelles, il faut recourir en complément à des formes orales. Idéalement, il faut les prendre le plus tôt possible, dès que l'on sent la pulsion débuter.

Normalement, si les substituts nicotiniques sont bien dosés (ils correspondent à votre degré de dépendance), l'ex-fumeur peut tenir sans cigarette. Or très souvent, on n'ose pas prendre trop de formes orales, ni des dosages élevés. Résultat, ils sont insuffisants pour faire disparaître les symptômes du manque, et c'est la rechute. Voici les dosages conseillés.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 03/11/2010 - 00h00 Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes), Baromètre santé 2010.
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