Le stress peut jouer un rôle déterminant dans la prise de poids. Mais s’il n’est guère possible d’éliminer tous les soucis de l’existence, habitudes alimentaires et mode de vie peuvent être adaptés.
Quand on est en situation de détresse, en perte, en manque, il faut compenser ; on peut demander réparation, amour, compréhension. On peut aussi se remplir de nourriture : le lien entre poids et stress est une évidence.
Certaines obésités massives et brutales (plusieurs dizaines de kilos en quelques mois) surviennent après des traumatismes psychiques graves. On évoque une perturbation hypothalamique modifiant la régulation du bilan énergétique, et des " centres de contrôle " de la satiété et de la faim. Plus couramment, on observe que la perte de poids est facilitée en période de détente (vacances,...). A noter, les obèses présentent souvent des troubles psychiques à type d'anxiété majeure ou de dépression, à l'origine de phénomènes de compensation alimentaire. Mais la restriction qu'ils s'imposent est elle-même source de stress majeur, et de troubles de comportement alimentaire.
Frédérique Lebel, adapté par C. De Kock, journaliste santé
04/11/2003
Génération santé n°28 ; Université de Californie ; travaux de l'équipe du Dr Elissa Epel, université de San Francisco.
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