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Stress, FIV et grossesse: un ménage à trois

Stress, FIV et grossesse: un ménage à trois
Une équipe suédoise a mesuré le niveau de stress de femmes subissant leur première fécondation in vitro (FIV) et constaté des taux de grossesse similaires chez celles qui se montraient anxieuses ou étaient déprimées par rapport à celles qui ne l'étaient pas.

La méthode du bébé-éprouvette

La fécondation in vitro (FIV) est une méthode de procréation médicalement assistée. Cette technique complexe est indiquée notamment quand la stérilité est due chez la femme à une absence de trompes de Fallope ou à des trompes bouchées, ce qui ne permet pas la rencontre des spermatozoïdes et de l'ovule. La FIV se déroule en quatre phases: la stimulation de l'ovulation, le recueil des ovules chez la femme et des spermatozoïdes chez l'homme, leur réunion en vue de la fécondation et, enfin, l'implantation d'un ou plusieurs embryons dans l'utérus de la mère. Le taux de réussite est de 25% environ. Le premier "bébé-éprouvette" est né en 1978 en Grande-Bretagne et en 1983 en Belgique.

La qualité de l'embryon prime

Les chercheurs suédois qui ont mené cette nouvelle étude se sont penchés sur l'état émotionnel de 166 candidates à une FIV. Ils les ont interrogées une première fois un mois avant le début du traitement et une seconde fois une semaine avant l'implantation de l'embryon.Sur les 139 femmes dont l'embryon était viable, 58 ont pu mener leur grossesse à terme et 81 non. Les chercheurs ont établi qu'il n'y avait pas de différence d'état émotionnel entre celles qui sont devenues mères et celles chez qui la FIV a échoué. La seule variable liée au bon déroulement de la grossesse était la qualité des embryons implantés.

Article publié par le 20/09/2005

Sources : Anderheim, L. Human Reproduction, Aug. 25, 2005.

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