Stérilisation définitive : deux méthodes pour obstruer les trompes

Mise à jour par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 02/10/2014 - 15h51
-A +A

La stérilisation à visée contraceptive est un véritable engagement car à travers cet acte, une femme renonce à toute maternité future.

La décision d'une stérilisation doit donc être soigneusement réfléchie.

Quelles sont les techniques possibles ?

PUB

Stérilisation par ligature des trompes

Cette opération de stérilisation consiste à placer un clip ou un anneau sur chaque trompe ou à pratiquer une coagulation des trompes.

On procède par coelioscopie, c'est-à-dire qu'un petit tube muni d'une caméra est introduit par une petite incision dans le nombril afin de visualiser les trompes, tandis que des instruments miniatures sont introduits par une petite incision au-dessus du pubis afin d'aller obstruer les trompes. Cette intervention de stérilisation nécessite une anesthésie générale, une hospitalisation de 24 à 48 heures suivie d'une semaine d'arrêt de travail.

Elle a aussi l'inconvénient de laisser des petites cicatrices et s'accompagne d'un léger risque opératoire. Elle peut aussi se réaliser lors d'une césarienne, si le couple le décide.

Stérilisation non chirurgicale : la méthode Essure®

Cette technique de stérilisation est disponible depuis 2002.

Elle consiste à poser un micro-implant dans chaque trompe, en passant par les voies naturelles (hystéroscopie).

Elle se pratique donc en ambulatoire, sans anesthésie générale, sans incision, sans hospitalisation, avec un retour aux activités quotidiennes le jour même de l'intervention, laquelle dure une quinzaine de minutes. L'implant se présente sous la forme d'un petit ressort qui, une fois mis en place dans la trompe, prend la forme de celle-ci. Les fibres de polyéthylène qui sont présentes dans l'implant provoquent ensuite une réaction tissulaire aboutissant à l'obstruction définitive des trompes dans un délai de trois mois. La stérilisation n'est donc effective que trois mois plus tard, ce qui impose d'utiliser encore une méthode contraceptive durant ce laps de temps. Le bon positionnement de l'implant est précisément contrôlé par radiographie pelvienne trois mois après l'intervention.

Le principe de cette méthode dénommée Essure® est donc le même que celui de la ligature des trompes : les boucher pour empêcher que les spermatozoïdes n'aillent féconder l'œuf. La différence est qu'au lieu d'atteindre les trompes par de petites incisions sur l'abdomen, ce sont les voies naturelles qui sont empruntées (vagin puis utérus).

Initialement publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 06/10/2014 - 15h51 et mis à jour par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 02/10/2014 - 15h51

Conférence de presse Essure®, 6 février 2008 - Planning familial, http://www.planning-familial.org/ - Inpes, http://www.choisirsacontraception.fr/

Notez cet article
Vous devez être connecté à votre compte E-Santé afin de laisser un commentaire
PUB
A lire aussi
Une contraception à long terme et réversible Mis à jour le 16/09/2003 - 00h00

Beaucoup de femmes pensent que la stérilisation tubaire (ligature des trompes) est la seule contraception à long terme infaillible. Pourtant, il existe d'autres méthodes aussi fiables, voire plus, qui ne sont pas irréversibles et permettent dès lors...

Nouvelle méthode de stérilisation Mis à jour le 23/12/2003 - 00h00

La stérilisation féminine se dote d'une nouvelle approche. Les femmes ont désormais le choix entre la ligature tubulaire et la procédure Essure®, qui s'effectue par voie hystéroscopique et qui ne nécessite pas d'anesthésie.

Plus d'articles