Sportive : quelle contraception choisir ?

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 17/01/2014 - 09h36
-A +A

La médecine actuelle n'est pas avare de spécialisations...

Aucune trace pourtant, d'une "gynécologie sportive".

Dommage !

PUB

Les sportives ont besoin d'un gynécologue qui les connaisse

Un gynécologue du sport permettrait de mieux tenir compte des fluctuations hormonales en cours de cycle, et de leur influence sur la pratique sportive.

Le choix d'une contraception doit également tenir compte de l'activité physique.

Ainsi, la plupart des athlètes optent pour la pilule plutôt que le stérilet, pour plusieurs raisons :

  • Le risque d'anémie induit par le stérilet
    Avec un stérilet classique, les règles sont en effet plus abondantes et l'on perd plus de fer.
    Or, chez la sportive, le problème de carence en fer se pose avec acuité, surtout dans les disciplines, comme la course à pied, qui entraînent des micro traumatismes et des micro hémorragies à répétition.
    Une perte accrue de sang lors des menstrues accélère ce processus néfaste.
  • Le risque de blessure dû au stérilet
    Le stérilet risque de bouger dans l'utérus de l'athlète et cesserait alors d'être efficace.
    En cas de choc, il pourrait aussi blesser l'utérus, ce qui compromettrait les chances de procréation.

La femme n'est pas une athlète comme les autres

La pilule quant à elle possède un avantage majeur, celui d'atténuer fortement les effets du syndrome prémenstruel.
Entre l'ovulation et l'apparition des règles, le corps est imbibé de progestérone. Les seins gonflent, la femme se sent plus nerveuse. La tension artérielle et les pulsations cardiaques de repos augmentent aussi, ce qui constitue un climat plutôt défavorable à la performance.

Par ailleurs, l'utilisation de la pilule en continu permet d'éviter les règles, ce qui présente des avantages pratiques en cas de compétition.
Cela n'a pas de conséquences sur la santé. Certaines pilules sont spécifiquement formulées pour être prises "en continu", mais même si ce n'est pas le cas, il suffit d'éviter les sept jours d'interruption entre deux plaquettes pour arriver au même résultat.

Initialement publié par Gilles Goetghebuer, journaliste santé le 30/09/2003 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 17/01/2014 - 09h36

Thierry Adam, "Gynécologie du sport", Springer, 2013.

Notez cet article
Vous devez être connecté à votre compte E-Santé afin de laisser un commentaire
PUB
A lire aussi
Zoom sur la contraception hormonale Publié le 06/06/2011 - 16h13

Délivrées sous forme de pilules , patch , anneau ou stérilet , les hormones sont utilisées à visée contraceptive . Estrogènes et/ou progestérone bloquent l’ovulation et modifient les muqueuses, empêchant les spermatozoïdes d’atteindre leur but et ren...

Stérilet : des avantages trop peu connus Mis à jour le 22/06/2004 - 00h00

En matière de contraception, la méthode idéale n'existe pas. C'est pourquoi choisir en connaissance de cause est indispensable. Cette mise au point sur le stérilet peut vous aider à voir peut-être les choses différemment.

Plus d'articles