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Sport et ozone, un bon cocktail pour l'asthme

Sport et ozone, un bon cocktail pour l'asthme
Les enfants pratiquant plusieurs sports dans un environnement pollué à l'ozone ont trois fois plus de risque de développer un asthme que ceux ne pratiquant aucune activité physique. Loin d'interdire la pratique d'activités sportives, ces observations doivent inciter les parents vivant dans des zones polluées, à plus de vigilance.

Irritation oculaire, picotements de la gorge, nez qui coule, toux d'irritation, nombreux sont les citadins qui ont déjà ressenti les effets de la pollution sur leur santé. Les polluants atmosphériques sont irritants pour toutes les muqueuses des voies aériennes supérieures, et en particulier pour les bronches. Ils augmentent ainsi la sensibilité aux allergènes, les substances susceptibles de provoquer une réaction allergique.

Ville invivable ?

Dans les grandes agglomérations ou dans les régions particulièrement polluées, les autorités sanitaires conseillent aux personnes sensibles (enfants, personnes âgées ou allergiques) de rester chez elles et d'éviter les activités physiques lorsque le niveau de pollution dépasse les cotes d'alerte. En effet, la ventilation pulmonaire s'accroît pendant l'effort. L'exposition aux polluants est alors fortement augmentée en même temps que le volume d'air inhalé. Cela peut provoquer des réactions allergiques importantes et notamment des crises d'asthme.Qu'en est-il alors des enfants qui vivent en zone polluée et dont certains pratiquent un sport, voire plusieurs ? Une équipe californienne s'est penchée sur la question.

Article publié par le 16/02/2002

Sources : McConnell, Lancet, vol. 359, N°9304, 2 février 2002.

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