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Spasmophilie: et si on faisait confiance aux techniques comportementales?

Spasmophilie: et si on faisait confiance aux techniques comportementales?
"Bonjour à tous, je fais des crises de spasmophilie et ça me fait extrêmement peur: j'ai l'impression que je vais mourir à chaque crise." Cette lectrice d'E-santé souffre trop et inutilement. Pourquoi ne pas lui dire que la spasmophilie n'est pas une maladie, et qu'elle souffre en réalité de crises de panique dont la prise en charge a été révolutionnée par les thérapies comportementales et cognitives?

Spasmophilie: les fausses solutions


Magnésium, lithium oligosol, acupuncture... Que leur conseillait-on aux spasmophiles, et que leur conseille-ton encore trop souvent aujourd'hui: Prendre du magnésium, manger beaucoup de fruits, ne pas s'en faire, ce n'est pas grave, déstresser, prendre ou pas des anxiolytiques de temps en temps. Pourtant les signes de la spasmophile sont bien ceux de la crise de panique: palpitations, tachycardie (coeur qui bat très vite), transpiration, tremblements ou secousses musculaires, sensation de souffle coupé ou impression d'étouffement, douleur ou inconfort thoracique, sensation d'étranglement, douleur ou gêne gastrique, nausée ou gêne abdominale,
sensation de vertige, d'instabilité, de tête vide ou d'impression d'évanouissement, déréalisation (sentiment d'irréalité) ou dépersonnalisation (être détaché de soi), peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou, peur de mourir, paresthésies (sensations d'engourdissement ou de picotements), frissons, bouffées de chaleur...

Surtout, une vaste étude menée par l'Inserm, portant sur plus de 1000 études, a démontré de manière catégorique l'efficacité des thérapies comportementales et cognitives (TCC) dans cinq maladies psychiques courantes:
- Trouble panique
- Agoraphobie
- Trouble de l'anxiété généralisée
- Phobie sociale
- Stress post-traumatique

Les TCC ont de plus l'avantage d'être le plus souvent des thérapies courtes. L'objectif est de travailler avec le thérapeute sur les symptômes, sur les comportements et les pensées (ou cognitions) qu'ils provoquent. Il s'agit de déprogrammer des automatismes anxieux, en les remplaçant par des comportements adaptés, qui progressivement écartent les pensées nocives, jusqu'à les faire disparaître.

En pratique, si vous souffrez des signes décrits plus haut, ou si l'on vous a porté un diagnostic de spasmophilie, cherchez à vous faire traiter par un thérapeute spécialisé dans les TCC. Vous trouverez ici une liste de praticiens des TCC.
Sachez enfin que plus vous commencerez tôt votre traitement, plus les chances de guérison sont élevées, et plus les thérapies sont courtes, de l'ordre d'une douzaine de séances.

Article publié par le 27/09/2010

Sources : INSERM 2004. Procédure d'expertise collective autour de l'évaluation des psychothérapies

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