Sortir de l'alcool

Publié par Isabelle Eustache, adapté par C. De Kock, journaliste santé le 22/11/2005 - 00h00
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L'Organisation mondiale de la Santé a déclaré que l'alcoolisme est une maladie. C'est la troisième cause de mortalité après les maladies cardiovasculaires et les cancers… Le premier pas vers la guérison consiste à reconnaître avoir un problème avec l'alcool…

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L'alcoolique ne peut contrôler sa facon de boire, car sa consommation l'a rendu malade dans son corps et dans son esprit. Troisième cause de décès, l'alcoolisme est un problème majeur de santé publique, reconnu comme étant une maladie à part entière par l'OMS. Les dommages occasionnés ne se limitent pas aux personnes, que ce soit à leur domicile, au travail ou sur la route. Chaque année, l'alcoolisme coûte des millions à la société. Cette maladie affecte également l'entourage et ce, plus profondément que toute autre pathologie.Ai-je un problème avec l'alcool ? La toute première étape consiste à le reconnaître. Ensuite, il existe des solutions pour en guérir. Chacun trouvera la sienne, car il n'existe pas de remède unique.

Quels sont les symptômes ?

Les alcooliques ne présentent pas tous les mêmes symptômes, lesquels dépendent également des différentes étapes de la maladie.Les plus fréquents sont les suivants :- voir dans l'alcool le seul moyen qui puisse donner confiance en soi et aider à se sentir à l'aise avec les autres ; - vouloir fréquemment prendre " juste un dernier verre… " à la fin d'une soirée ; - anticiper les occasions de boire, cette pensée occupant beaucoup l'esprit ; - s'enivrer alors qu'on ne l'avait pas prévu ; - essayer de contrôler sa facon de boire en changeant de sorte d'alcool ; - s'imposer des périodes d'abstinence ou prendre toutes sortes de résolutions ; - prendre quelques verres en cachette ; - mentir au sujet de la quantité d'alcool consommée, cacher des bouteilles ; - boire au travail (ou à l'école) ; - boire seul ; - présenter des trous de mémoire (ne pas se rappeler ce qu'on a fait ou dit la veille) ; - boire le matin ; - éprouver des sentiments de culpabilité et de crainte ; - ne pas manger ou mal se nourrir ;- souffrir de tremblements violents, d'hallucinations ou de convulsions en cas de privation d'alcool.Il est essentiel de ne pas nier ses symptômes, car le fait de reconnaître en souffrir déclenche le passage à l'action, lequel débute par l'idée d'envisager l'abstinence et de rechercher de l'aide. Une aide précieuse peut être trouvée auprès des Alcooliques anonymes (AA), une association mondiale d'hommes et de femmes qui s'entraident pour rester abstinents. Plutôt que de jurer de ne plus jamais boire ou de s'inquiéter de savoir si l'on sera sobre demain, les AA concentrent leurs efforts à ne pas boire maintenant, aujourd'hui, en encourageant à s'éloigner du premier verre " une journée à la fois ".

Publié par Isabelle Eustache, adapté par C. De Kock, journaliste santé le 22/11/2005 - 00h00 Alcooliques anonymes (France), dossier de presse 2005.
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